Editeur : Chat Noir
Date de sortie : 1 novembre 2015
Genres : urban fantasy, uchronie

Synopsis

Par trois fois, on m’a laissée pour morte. Dans l’ombre d’un seul et même homme. Le temps de la vengeance est enfin venu.

Critique

Une histoire en trois temps où l’intrigue se perd quelque peu

En achetant la trilogie Néachronical, je m’attendais surtout à de l’urban fantasy. Or, Jean Vigne a lentement, mais sûrement, glissé vers l’uchronie, dotée d’un soupçon de science-fiction. Heureusement, je ne suis pas réfractaire à ces genres littéraires, ni même à un mélange des trois !

Seulement, voilà : je n’ai pas totalement adhéré aux choix faits par l’auteur pour ce troisième et dernier volet. En effet, dans celui-ci, passé, présent et futur sont tour à tour abordés. Et si les changements successifs d’époque ne m’ont pas trop déroutée, cette nouveauté ne m’a pas convaincue outre mesure.

En vérité, le passé m’a semblé tiré en longueur, voire inutile, puisque j’en connaissais déjà la fin. Le présent, quant à lui, a rapidement perdu toute crédibilité à mes yeux lorsque Todd s’est soudain mis en tête de se venger de l’humanité tout entière. D’ailleurs, sa quête du pouvoir détonne largement avec ses intentions initiales  – on parle quand même d’attaques nucléaires !

Concernant le futur, eh bien… Quoiqu’invraisemblable, c’est la période que j’ai  eu le plus de plaisir à découvrir, ravie de retrouver Néa et son humour toujours aussi noir.

En bref, ce que je craignais est arrivé : de loufoque, l’histoire est devenue complètement tordue !

Un triangle amoureux qui finit par lasser

Si, dans Post Mortem, j’avais déjà eu un peu de mal avec les passages sentimentaux, ici, j’ai été plus que servie ! Le récit est rempli de discours pompeux sur l’amour, la jalousie, la trahison et tout ce beau petit lot d’émotions bien superflues, comme dirait Néa. Or, cela m’a aussi paru en décalage avec la sombre histoire que nous avons là. Pire encore, l’auteur se répète un nombre incalculable de fois à ce sujet.

De plus, la plupart des personnages retombe dans les clichés du genre. Aïe !

La fin sauve – presque ? – la mise

Malgré ces quelques déceptions, j’ai pris du plaisir à finir cette trilogie, finalement assez plaisante. Mais, soyons clairs, l’auteur n’a pas fait preuve d’une grande originalité pour le final, que je caractériserai de « facile ». Pour autant, même en y réfléchissant bien, je ne parviens pas à lui trouver une alternative satisfaisante…

Des fautes d’orthographe en veux-tu en voilà !

Et oui, l’allergique aux fautes d’orthographe que je suis est de retour ! Si je n’ai pas fait mention de ce détail dans mes critiques des deux premiers tomes, c’est parce qu’ils ne comportaient que quelques erreurs par-ci, par-là. Le troisième, quant à lui, en est bourré !

Ah, et il y a pire : de Justin dans Memento Mori, on est mystérieusement passé à Julien. Le prénom de Todd s’est, par ailleurs, retrouvé amputé d’un « d » ! Bref, tout ceci donne vraiment l’impression d’une série bouclée à la hâte

Du même auteur

Néachronical, tome 1 : Memento Mori, Jean Vigne
Néachronical, tome 2 : Post Mortem, Jean Vigne

Publicités