Editeur : Plume Blanche
Date de sortie : 8 novembre 2016
Genre : dystopie

Synopsis

La liberté n’a pas de prix, mais si mon sang peut aider à l’acheter, alors je serrerai les dents.

Ils sont prêts à faire éclater la vérité et rendre la liberté à un peuple ayant vécu trop longtemps dans le mensonge, l’ignorance et l’oppression.

Le premier sauvetage l’a prouvé : la route n’est pas sans danger. Eléa, Gabriel, Clara, Louis et tous les autres arriveront-ils vivants au bout de leur aventure ? Une chose est sûre : ce combat laissera des traces aussi bien physiques que psychologiques.

Critique

Et tout s’effondre…

Quelle déception MO-NU-MEN-TALE ! Certes, si je ne m’attendais pas à un chef-d’œuvre suite à la lecture du premier tome, le second est encore plus consternant.

Il débute notamment avec le retour de Clara, personnage entouré de mystères. Cependant, on ne doute pas un seul instant de la nature des liens qu’elle entretient avec Gabriel : ils sont frère et sœur, c’est une évidence ! Pourtant, son comportement se rapproche davantage de celui d’une petite amie, et pour cause : Léna Jomahé a, semble-t-il, beaucoup de mal à décrire les émotions de ses personnages sans tomber dans l’excès. Sincèrement, ils passent leur temps à fondre en larmes ou à s’embrasser ! Les détails s’accumulent à ce propos, ce qui nuit grandement à la crédibilité de l’ouvrage.

Bien entendu, comme dans le premier tome, l’amour grandiloquent entre Gabriel et Eléa m’était profondément insupportable, mais sur ce point, je savais déjà à quoi m’en tenir. Par bien des aspects, Les Oubliés pourrait d’ailleurs se définir comme un roman à l’eau de rose pour adolescents

Trop de tout

Autre problème que je tiens à souligner : tout est trop « lisse ». En résumé, il y a les méchants d’un côté et les gentils de l’autre, ce qui fait de chaque personnage une parfaite caricature. Citons, par exemple, Félicia la peste par excellence, ou encore le tortionnaire d’Eléa qui, bien entendu, aime faire souffrir… Quant au Grand Gouverneur, il est lui aussi victime du cliché de l’homme assoiffé de pouvoir. Un brin de finesse, de nuance aurait donc été le bienvenu !

Et, perdue au milieu de ce tumulte, l’action peine à se dérouler. On a l’impression que chaque instant dure une éternité, noyé sous des tonnes de détails inutiles.

Une fois la fin arrivée, eh bien… L’auteure a étrangement su se retenir d’en faire des tonnes. L’épilogue est malheureusement l’un des seuls passages que j’ai réellement apprécié. Disons que c’est mieux que rien…

Un deuxième volet bâclé

A l’évidence, Léna Jomahé n’est pas parvenue à renouveler son vocabulaire. Sur une seule page, j’ai trouvé trois fois l’expression « se racler la gorge ». En effet, les répétitions sont légion ; toute l’histoire regorge de « ses yeux se remplissent de larmes », « son cœur se serre » ou encore « elle lui prend la main ». A ceci, vient s’ajouter un certain nombre de fautes d’orthographe qui n’ont pas manqué de me faire grimacer durant la lecture.

Bref, j’ai vraiment eu l’impression d’un roman écrit à la hâte, sans aucune passion ! D’ailleurs, au moment de la dédicace, je n’ai pas trouvé l’auteure très enthousiaste, ce qui avait pourtant été le cas lors de la signature du premier tome.

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Du même auteur

Les Oubliés, tome 1 : Derniers jours, Léna Jomahé

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