Editeur : Milady
Date de sortie : 28 août 2015
Genre : heroic fantasy

Synopsis

Le prince héritier de Redfelt a été enlevé. La rançon ? Une épée magique : elle retiendrait prisonnières les âmes des dragons qui ont failli réduire Redfelt en poussière trois siècles plus tôt.

Mais les émissaires royaux disparaissent avec la lame. La reine Éline se tourne alors vers son ancien amant : Alec Deraan. Officier autrefois promis à un brillant avenir, il est désormais un chasseur de primes, tourmenté par un lourd secret… Troublé par ses retrouvailles avec une souveraine qu’il lui est interdit d’aimer, Alec accepte la quête à contrecœur et s’envole vers des contrées lointaines. Le temps presse : les dragons de l’épée pourraient se réveiller et achever la destruction interrompue il y a trois cents ans.

Critique

Une bonne histoire de dragons, enfin !

Moi qui n’avais qu’une envie – oublier ma déception suite à ma dernière lecture, Les Oubliés (tome 2) de Léna Jomahé –, j’ai été gracieusement servie avec Les Dragons de la Cité Rouge ! Pourquoi ai-je choisi ce livre, en particulier ? Essentiellement parce qu’une autre trilogie d’Erik Wietzel, Elamia, m’avait laissé un très bon souvenir.

Ce qui m’a tout d’abord séduite, dans Les dragons de la cité rouge, ce sont les petites touches d’originalité imaginées par l’auteur : la présence de la succube Shen Sey, les décisions changeantes d’Alec – alors que l’on sait très bien, qu’au fond, c’est un chevalier au cœur noble… ou presque – et, surtout, la compagnie d’Arkan. Bien entendu, mon personnage favori ne pouvait être que le dragon qui, pour une fois, n’est pas rongé par la rancœur ni par la haine, mais plein de sagesse.

Puis, il faut l’avouer, Erik Wietzel gère d’une main de maître les différents rythmes de son récit. Omniprésente tout au long de l’histoire, l’action sait en effet laisser place à des moments plus paisibles et riches en informations. Et bien que j’aie trouvé certains passages étranges – notamment, la poursuite de l’orc et le combat avec les elfes –, j’ai apprécié de découvrir le passé de chaque personnage, en particulier ce qui a mené Alec à se lier d’amitié avec Arkan.

Un dénouement sans surprise, mais qui comble toutes les attentes

A contrario, la fin est attendue. Des dragons, une épée maléfique et un royaume à sauver : des valeurs sûres qui, de ce fait, n’ont pas créé la surprise. Bref, ce qui a démarré de façon un peu inhabituelle a finalement retrouvé les sentiers battus de la classic fantasy. Une lecture efficace que l’on dévore avec plaisir, mais que l’on parvient à refermer sans trop de difficultés lorsque vient la fin. Typiquement ce dont j’avais besoin ! Je me sens néanmoins obligée de le souligner : gare aux quelques fautes d’orthographe disséminées ici et là.

En conclusion, si vous aimez les grandes histoires d’heroic fantasy qui ont su faire la renommée du genre, Erik Wietzel est fait pour vous, à n’en pas douter !

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