Editeur : Chat Noir
Date de sortie : 15 novembre 2016
Genres : urban fantasy

Synopsis

En Sibérie, Darya Kovalevski, jeune orpheline, est passeuse de drogue pour un ami mafieux. Ce boulot dur et solitaire lui convient parfaitement car, depuis l’accident de voiture qui a coûté la vie à ses parents, elle souffre d’une étrange affliction : elle voit les vivants tels qu’ils seront le jour de leur mort. Une épreuve difficile à vivre au quotidien, surtout qu’elle s’accompagne des apparitions fréquentes d’un fantôme dont Darya ne comprend pas le langage.

Un jour, son patron lui propose un nouvel emploi : servir de guide à un étranger, Rempert Dal Magro. Dès qu’elle le voit, sa différence saute aux yeux de la jeune fille et amène celui-ci à se confier sur sa situation un peu particulière. Il est un vampire dont l’âge altère son mental. Schizophrène, il a tendance à perdre les pédales et sa mémoire s’efface à un rythme inquiétant. Aujourd’hui proche de la folie et de l’amnésie complète, il veut à tout prix achever des recherches entamées plusieurs années plus tôt pour remédier au problème. Les dernières pièces du puzzle se trouvent en Sibérie et il a besoin de Darya pour les retrouver. Mais la jeune fille ne risque-t-elle pas sa vie avec lui ?

Critique

Bof, bof…

Voici une autre série achetée à l’occasion de la Foire du Livre de Bruxelles – enfin, seulement le premier volet, le second étant prévu pour la mi-2017 – à propos de laquelle je suis plus que mitigée. Le synopsis était pourtant prometteur, imaginez : suite à un accident de voiture qui emporta ses parents, une jeune fille se voit soudain dotée d’un pouvoir hors du commun, celui de voir les gens tels qu’ils seront le jour de leur mort… à une exception près, j’ai nommé Rempert Dal Magro ! Cerise sur le gâteau : ce dernier est victime d’un mal étrange pour un vampire, la vieillesse.

Honnêtement, cela aurait pu fonctionner si seulement ces deux personnages n’avaient pas la maturité sentimentale d’enfants de 12 ans. Leur romance est d’un mièvre qui, je l’admets, m’a sérieusement tapé sur les nerfs. Après quelques regards, les voilà amoureux, alors même que l’auteure ne décrit pas la scène comme un coup de foudre.

Cela paraît d’autant plus invraisemblable que Rempert est censé être rongé par la maladie et Darya une recluse travaillant pour des gens peu scrupuleux. D’ailleurs, en parlant de gens peu scrupuleux, j’ai trouvé que Drotsky et Pi manquaient de crédibilité : des passeurs de drogue très attachés à la jeune fille, qui acceptent bisous et câlins… Non, décidément, ça ne colle pas !

Quelques points forts qui n’ont pas réussi à relever le niveau

Je dois l’avouer, le cadre posé par Lydie Blaizot était propice à de sombres histoires comme je les aime : en Russie, avec une météo loin d’être clémente et une nouvelle culture à découvrir. Et c’est sans parler des Insoumis, ces créatures qui se trouvent à mi-chemin entre l’homme et le vampire dans leur refus de devenir des suceurs de sang, ni de la chasse ordonnée par l’Eglise. Même la Mort qui arbore une forme particulière dans ce récit n’a pas manqué de me faire sourire.

Mais voilà, l’histoire est surfaite, sans profondeur. En quelques mots, tout est beaucoup trop facile, en particulier concernant les révélations faites sur le pouvoir de Darya comme si, en un claquement de doigts, une solution apparaissait à chacun des problèmes rencontrés.

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