Editeur : Pocket
Date de sortie : 8 janvier 2015
Genres : heroic fantasy, light fantasy

Synopsis

Trois hommes se réveillent dans les débris d’un chariot pénitentiaire accidenté en pleine montagne. Aucun d’eux n’a le moindre souvenir de son nom, de son passé, ni de la raison pour laquelle il se retrouve là, en haillons, sur une terre inconnue et glacée. Sur leurs traces, une horde de guerriers venus de l’autre bout du monde met le royaume à feu et à sang pour les retrouver.

Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués, ils vont devoir apprendre à travailler ensemble afin de découvrir la vérité, et survivre dans un monde où règnent violence, complots et magie noire.

Critique

Un premier tome plutôt introductif

Ayant rencontré Gabriel Katz à l’occasion des Halliennales 2016, je n’ai pas pu résister à l’envie d’acheter sa très célèbre trilogie Le Puits des mémoires, chaque volume soigneusement dédicacé avec, en prime, un petit dessin de mon choix :

Je suis néanmoins ressortie mitigée de ma lecture. Car, si j’ai passé un agréable moment, je ne partage pas l’engouement général à propos de cette série qui a pourtant reçu le prix des Imaginales.

Pour commencer, j’ai trouvé ce premier volet trop peu révélateur au niveau de l’intrigue et uniquement centré sur les aventures de nos trois compagnons. Or, je m’attendais à ce qu’ils n’aient qu’une seule obsession : retrouver la mémoire ! Bien sûr, ils se posent des milliers de questions au sujet de leur passé, mais j’ai plutôt eu l’impression qu’ils se laissaient vivre sans y accorder plus d’importance que cela.

De plus, l’auteur a semble-t-il brûlé quelques étapes. Dès le départ, Olen, Karib et Nils créent des liens, malgré des caractères très différents. Alors, certes, le drame qu’ils ont vécu ne peut que les rapprocher, mais il était comme établi qu’ils formaient une équipe soudée. Pour ma part, cela m’a paru quelque peu utopique, Nils étant avant tout un solitaire et Olen nourrissant le désir de se marier – après seulement trois semaines de sa nouvelle vie… Bref, quelques facilités qui m’ont légèrement fait tiquer.

Une plume incroyable

L’action – qui est le point fort du récit – est extrêmement bien narrée grâce à la plume avisée de Gabriel Katz. Fluide, elle comporte juste ce qu’il faut de descriptions pour nous donner l’impression d’y être. Je ne compte déjà plus le nombre de  fois où j’ai souri, emportée par un humour léger et un style addictif. De ce fait, les pages défilent à toute allure sans que l’on ne s’en aperçoive.

Des personnages comme tenus à distance

Autant vous le dire d’emblée : entre Olen, Nis et Karib, je n’ai pas de préférence. S’ils ont tous une personnalité qui leur est propre, je ne suis parvenue à m’attacher à aucun d’eux. En fin de compte, je suivais leurs péripéties sans trop d’émotions.

C’est comme s’ils m’apparaissaient encore incomplets, à peine esquissés. Cela tient sûrement au fait qu’ils sont amnésiques et qu’il est donc difficile de les définir vraiment. Il s’agit là d’un point que je tenterai d’éclaircir à la lecture du tome 2. Car oui, le stratagème de l’auteur a finalement bien fonctionné : en donnant si peu d’indices sur le passé des personnages principaux, il m’incite à persévérer, ce que je ferai autant parce que j’en ai envie que parce que la série se trouve déjà dans ma bibliothèque.

Suite au prochain article, donc !

Du même auteur

Le Puits des mémoires, tome 2 : Le Fils de la lune, Gabriel Katz
Le Puits des mémoires, tome 3 : Les Terres de cristal, Gabriel Katz

Aeternia, tome 1 : La Marche du Prophète, Gabriel Katz
Aeternia, tome 2 : L’Envers du monde, Gabriel Katz

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