Editeur : Robert Laffont (collection R)
Date de sortie : 19 novembre 2015
Genres : huis clos spatial, thriller (young adult)

Synopsis

Reprise de la chaïne Genesis dans
3 secondes…
2 secondes…
1 seconde…

Ils croyaient maîtriser leur destin.

Ils sont les douze pionniers du programme Genesis. Ils pensaient avoir tiré un trait sur leur vie d’avant pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées. En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.

Elle croyait maîtriser ses sentiments. 

Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour. Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger. En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.

Même si les souvenirs tournent au supplice, il est trop tard pour oublier.

Critique

Trop, c’est trop ?

Vu le final grandiose du premier tome de Phobos, j’avais très envie de me plonger dans la suite aussitôt les dernières pages tournées. Mais… je devais d’abord me procurer le deuxième volet, ce qui m’a obligée à faire une petite pause. Comme vous vous en doutez, l’attente n’a fait que renforcer mon désir de retrouver nos héros et de découvrir comment ils allaient se sortir de la situation périlleuse dans laquelle ils s’étaient fourrés.

Et, comme de juste, on reprend à l’endroit exact où on s’était arrêté : Léonor et les autres prétendants cherchent une solution, envisagent les possibilités et procèdent à un vote ! Bref, une décision est prise… pour le meilleur et pour le pire !

Jusque-là, j’étais plus qu’enthousiasmée par la tournure des évènements. Par la suite cependant, j’ai eu un peu de mal avec la répétition incessante du danger qu’ils encouraient. Encore et encore, l’auteur nous rappelle cette épée de Damoclès qu’ils ont tous au-dessus de leur tête alors que, pendant ce temps, l’histoire n’avance pas d’un pouce.

En résumé, on tourne légèrement en rond durant les deux premiers actes ! De plus, le côté théâtral est de retour ! Et s’il était, selon moi, bien dosé dans le tome 1, ici c’est… trop ? Autrement dit, de grands discours toutes les trois lignes qui ont pour seul sujet : la survie.

De l’amour, bien sûr !

Dans cette nouvelle vie que se sont choisie les personnages, des liens d’amitié, et surtout d’amour, se créent. C’est d’ailleurs le but de cette aventure à travers l’espace : trouver l’âme sœur !

Puisqu’ils sont au nombre de douze néanmoins, certains prétendants se font plus discrets que d’autres. On remarque beaucoup Alexeï, dont le comportement impulsif, à la limite de la violence même, m’a sérieusement tapé sur les nerfs. Quant aux secrets de Marcus, cela m’a paru… too much !

Ceci dit, vous devez sûrement vous demander en quoi j’ai aimé l’histoire, alors que je ne fais que lister des points négatifs. En vérité, j’étais curieuse de savoir comment nos héros allaient déjouer le complot dont ils sont les victimes. Et, sur cet aspect du récit, je ne suis pas déçue : sans être intenable, le suspense est bien mené, l’intrigue bien ficelée, le style on ne peut plus fluide !

Des méchants un peu trop… méchants

Moi qui trouvais déjà Serena un brin caricaturée dans le volume précédent, c’est pire dans le deuxième. Elle aime le pouvoir à un point tel que cela frôle le ridicule, en particulier lorsqu’elle manipule Arthur. Là, sincèrement, on tombe carrément dans le cliché écœurant du couple diabolique.

Allô la terre ?

Etant donné que, dans l’espace, les choses se passent lentement, j’ai apprécié suivre Andrew et Harmony dans leurs pérégrinations. Entre la détermination et l’ingéniosité du premier, la fragilité et l’addiction de la seconde, ils forment un duo inattendu qui m’a presque attendrie.

Malgré quelques invraisemblances dans le scénario, c’est un plus indéniable pour le récit !

Du même auteur

Phobos (tome 1), Victor Dixen
Phobos (tome 3), Victor Dixen
Phobos (tome 4), Victor Dixen