Editeur : Chat Noir
Date de sortie : 19 juin 2017
Genre : urban fantasy

Synopsis

Rempert et ses précieuses recherches sont tombés aux mains des Sociétés Secrètes, bien décidées à éradiquer les vampires. Darya, forte de sa nouvelle nature, est prête à tout pour le retrouver, y compris à se frotter aux vampires de Sibérie dont le chef, Rulav, a des projets qui la concernent. Entre ce nouvel ennemi, lui-même manipulé par une entité autrement plus dangereuse, et un évènement séculaire, lourd de conséquences, trop d’éléments échappent à la Coryphée. Elle se lance pourtant dans la bataille, aidée d’alliés inattendus, avec son obstination habituelle dans l’unique but de sauver l’homme qu’elle aime. Quitte à y perdre la vie…

Critique

Un scénario bancal et décousu, que dire de plus ?

Bien que le premier tome ne m’ait pas laissé un souvenir impérissable, j’ai décidé d’offrir une seconde chance à ce diptyque. J’ai donc lu le deuxième numéro, en essayant de revoir mes exigences à la baisse. Alors, verdict ? J’aurais mieux fait de m’abstenir ! En effet, si le scénario de Prémices manquait déjà de consistance, j’ai trouvé celui de Cabale pire encore. J’ai donc assisté à une succession d’évènements plus improbables les uns que les autres

A la recherche de Rempert, Darya demande l’aide de Sissoï qui met au point un plan dont les motivations me semblent toujours obscures : se renseigner auprès de Rulav, un vampire sanguinaire de sa connaissance. Et, bien sûr, la confrontation tourne au drame, même si on ne sait pas trop pourquoi. De son côté, Rempert s’allie avec Nadejda, une Insoumise qui avait pourtant juré de ne jamais faire confiance à un vampire – cherchez l’erreur ! – pour s’enfuir du lieu où il est emprisonné. Bizarrement, il y parvient sans la moindre difficulté, alors même que les hommes qui le retiennent captif sont censés être de vrais spécialistes en méthodes anti-vampires…

D’ailleurs, le prêtre et ses deux acolytes ont perdu toute crédibilité à mes yeux, tant leurs actions m’ont semblé vaines et dépourvues de sens dans ce second volet. Bref, vous l’aurez compris, on a déjà fait mieux niveau scénario.

Quand tout part à vau-l’eau !

Si je conservais l’espoir, au début, de voir les choses évoluer favorablement, j’ai fini par me perdre au sein des mille et une intrigues mises en place par l’auteure. Souvenez-vous : Darya était hantée par des visions cauchemardesques, puisqu’elle voyait les gens tels qu’ils étaient le jour de leur mort. Elle a ensuite découvert qu’elle était une Coryphée et se trouvait donc au service de la Mort. Or, elle a totalement oublié sa mission, obnubilée par son désir de retrouver Rempert.

Et que dire de ce dernier ? Lui qui souhaitait recouvrer ses souvenirs et sa santé mentale grâce à un remède dont il est le seul à connaître le secret de fabrication, le voilà embarqué dans des combats, disons, étranges. A ses côtés, Nadejda semble être victime d’un mal inconnu inoculé par Daniil, un personnage seulement intéressé par le pouvoir, mais dont on ne comprend pas vraiment les intentions. Au même moment, on découvre que la période est censée être prolifique pour les vampires qui risquent de se reproduire en masse et en très peu de temps.

En somme, un fouillis indescriptible d’actions, d’informations et de rebondissements qui dessert grandement l’histoire. Mis à part les recherches de Darya pour retrouver Rempert, j’ai eu du mal à comprendre les liens entre les actes de chacun. Tout se mélange et aucun fil rouge ne se dégage, Lydie Blaizot ne parvenant pas à aller au bout de ses idées et préférant se renouveler sans cesse par de nouveaux bouleversements. Résultat : une sorte de patchwork d’évènements mis les uns à la suite des autres. Enfin, au moins… on ne s’ennuie pas !

Des personnages de plus en plus fades

Ce qui m’avait plu en découvrant le synopsis de Prémices, c’était que Darya était torturée par ses visions et ne comprenait pas l’origine de cette faculté surprenante. Or, elle est progressivement devenue le cliché de la femme amoureuse, au point que son personnage ne se résume plus qu’à cela dans Cabale. Il en va de même pour Rempert qui joue à merveille le rôle de l’amoureux transi.

Et, alors que l’auteure s’est acharnée à nous présenter des vampires qui ne ressemblent en rien à l’image que l’on a habituellement de ces monstres, elle a fait de Rulav un être barbare et sans âme ! Je pourrais continuer mon énumération avec Daniil, ce fou furieux avide de pouvoir. Oui, encore un cliché !

C’est pourquoi j’ai préféré me concentrer sur les moments, heureusement nombreux, dédiés à La Mort et à son ordonnance, Blatte, qui n’ont pas manqué de me faire sourire. C’est d’ailleurs grâce à eux que ce livre a obtenu la moyenne…

Du même auteur

Larmes de cendres, tome 1 : Prémices, Lydie Blaizot