Editeur : Pocket
Date de sortie : 8 septembre 2016
Genres : heroic fantasy, light fantasy

Synopsis

Leth Marek se retire invaincu des arènes de Morgoth après des années de combats, de triomphes et de gloire. Le gladiateur a décidé d’emmener ses fils à Kyrenia – cité du savoir et de la culture – pour leur offrir l’éducation à laquelle il n’a pas eu droit. Mais sa route croise celle d’un culte itinérant et de son Prophète.

Les nomades prêchent leur religion au détriment de la Grande Déesse adorée par les Kyréniens. Leur foi est profonde, leur progression, inexorable. Dans la cité mère, où les puissants du Temple s’entredévorent, une guerre ouverte va éclater. Les fanatismes et les ambitions vont s’aiguiser. Et la hache de Leth va de nouveau tremper dans le sang…

Critique

Une lecture commune… ou presque

Récemment, une amie de longue date – le blog d’Ipso Facto, comme toujours – et moi-même avons décidé de faire une lecture commune. Ou, plutôt, je lui ai demandé de ralentir sa lecture du tome 1 d’Aeternia pour que je puisse la rattraper. Résultat : elle a tellement ralenti et moi tellement avancé, que je l’ai fini avant elle. Logique, n’est-ce pas ?

Quoi qu’il en soit, je ressors mitigée de ce premier volet. Moi qui m’attendais à retrouver toute la puissance de l’imaginaire de Gabriel Katz dans cette série, ce ne fut pas tout à fait le cas…

Quand la magie n’opère pas…

Durant les premiers chapitres, j’ai eu l’impression que l’action défilait sans laisser au lecteur le temps de s’imprégner des faits et des personnages. En d’autres termes, un début décousu qui m’a donné le sentiment de survoler les évènements. A aucun moment, je ne suis parvenue à partager les joies, les peines et autres émotions de Leth Marek, Desmeon ou encore Varian. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé, mais tout est décidément allé trop vite.

Je me suis alors rappelée que j’avais été aussi peu emballée par les débuts du Puits des mémoires. Peut-être les choses se dérouleraient-elles de la même façon, dans ce cas : un revirement de situation inattendu et hop, me voilà embarquée dans l’histoire. Seul problème, ce n’est pas arrivé avant la fin, qui fut tout de même magistrale, mais j’y reviendrai plus tard.

Par ailleurs, si l’alternance de différents points de vue est quelque chose que j’affectionne habituellement, ici je les ai trouvés trop rapides et pas assez développés, ce qui a contribué à mon détachement vis-à-vis des personnages… Bref, ce n’était peut-être pas la lecture idéale après Le Porteur de Mort où chaque protagoniste est travaillé, chaque passage décrit avec soin.

Un véritable talent pour inciter à tourner la page

En dépit des défauts cités ci-dessus, ma lecture fut agréable grâce à la plume toujours aussi efficace de Gabriel Katz. Celui-ci m’a d’ailleurs dédicacé La Marche du Prophète lors du salon des Halliennales 2016, faisant une fois encore preuve de beaucoup d’humour dans ses dessins :

Mais, bien que superbe, sa plume n’a pas suffi à rendre l’histoire plus passionnante…

Une lueur d’espoir

Dans la seconde moitié de ce premier numéro, j’ai trouvé que les choses s’amélioraient… avant de retomber aussitôt, tournant presque en rond ; Leth Marek assure la défense des fidèles d’Ochin sans trop savoir pourquoi et n’avance pas d’un pouce dans sa quête personnelle. Dommage !

A ce propos, je dois dire que ce personnage ne m’a pas totalement convaincue. Sachant qu’il s’agit d’un ancien champion d’arène, je m’attendais à… davantage de caractère ? En réalité, je ne sais pas trop, mais pas à ça, en tout cas.

Un final grandiose qui ne rattrape pas tout

Véritable cliffhanger, le dénouement de La Marche du Prophète est inattendu et offre un peu de rebondissement à cette série qui manquait jusque-là de piment. J’ai même failli augmenter ma note, avant de me dire que cela ne permettait pas de relever le niveau de tout le livre.

Pour être franche, je m’attendais à mieux en lisant le synopsis, même s’il faut reconnaître à l’auteur des choix audacieux en matière d’intrigue. Je ne pensais pas du tout que les choses tourneraient ainsi. Malheureusement, le pari n’est qu’à moitié remporté, car le récit manque de profondeur au début et, par la suite, d’intérêt.

Malgré ces points négatifs, je compte bien lire le tome 2 dans l’espoir d’une amélioration car, avec un peu de recul, ce livre n’est pas un raté. Il ne correspond juste pas à l’idée que je m’en étais faite. Suite dans le prochain article, donc !

Du même auteur

Le Puits des mémoires, tome 1 : La Traque, Gabriel Katz
Le Puits des mémoires, tome 2 : Le Fils de la lune, Gabriel Katz
Le Puits des mémoires, tome 3 : Les Terres de cristal, Gabriel Katz

Aeternia, tome 2 : L’Envers du monde, Gabriel Katz

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