Editeur : Pocket
Date de sortie : 10 novembre 2016
Genres : heroic fantasy, light fantasy

Synopsis

À Kyrenia, la guerre de religion fait rage. Et tous les coups sont bons pour établir son emprise sur la ville du savoir et de la culture qui connaît ses plus sombres heures.
Un duel dans l’arène devait pourtant mettre fin au carnage et instaurer un des deux cultes au frontispice de Kyrenia. Le Corbeau contre Leth Marek, le culte de la Grande Déesse et celui d’Ochin ont leur champion respectif. Du moins avaient. Car Leth est assassiné.

C’est Desmeon qui mettra sa hache et ses talents guerriers au service du Prophète. Mais avant que ne débute l’ultime combat, les stratagèmes et les ambitions de chacun vont faire régner le chaos et la loi du sang.

Critique

Un nouveau héros…

Souvenez-vous : nous étions restés sur une fin incroyable lors du dénouement de La Marche du Prophète. Attention néanmoins : pour ceux qui voudraient éviter le spoil, je vous déconseille de lire ce qui va suivre, ainsi que le synopsis.

Comme je le disais, le final du premier tome avait de quoi surprendre. En débutant L’Envers du monde, je me suis tout de suite demandé quel héros allait prendre la relève de Leth Marek. J’ai aussitôt pensé à Desmeon – choix logique, vous en conviendrez – et mes soupçons se sont révélés fondés. Le combattant à l’humour douteux est ainsi sorti de l’ombre pour se retrouver au premier plan, endossant le rôle de champion pour les fidèles d’Ochin et de héros pour le lecteur. Un choix téméraire de la part de l’auteur, il faut le reconnaître… qui s’est avéré payant me concernant !

Là où Leth Marek manquait un peu de personnalité, Desmeon en est – un peu trop ! – pourvu. Mais s’il m’a parfois énervée dans le premier numéro, j’ai appris à l’accepter, à l’aimer même, curieuse de connaître son passé. Gabriel Katz a d’ailleurs fini par lever le voile sur celui-ci, un passage intéressant que j’ai pris plaisir à lire.

Il y a juste un léger détail qui me chiffonne. Je suppose que c’est Desmeon qu’on a voulu représenter sur la couverture. Dans ce cas… où est le tatouage qui est censé lui couvrir le dos ?

…et d’anciens personnages que l’on redécouvre

Si j’ai apprécié de voir le personnage de Synden évoluer au fil de péripéties inattendues, je ne peux pas en dire autant de celui de Nessirya, que je n’ai pas réussi à cerner et dont les motivations m’ont paru nébuleuses. Froide et calculatrice, elle semble pourtant tenir à Desmeon – de la plus étrange des manières, certes ! Pour être honnête, je m’interroge sur son utilité dans le récit ; était-elle seulement destinée à faire avancer l’intrigue ? Si oui, c’est regrettable car, en fin de compte, son double jeu manque de crédibilité.

Une tournure inespérée

Alors que dans La Marche du Prophète, l’histoire tournait en rond par moments, ici les combats vont bon train. Cela aurait aussi pu être lassant à force, mais le tout est ingénieusement contrebalancé par les (més)aventures de Desmeon et de Synden.

En résumé, contrairement au premier volet, je me suis sentie directement concernée par l’histoire. Un revirement de situation auquel je ne m’attendais plus, mais qui a été le bienvenu. Tourner les pages a été d’une facilité déconcertante, la plume exceptionnelle de Gabriel Katz achevant de me faire passer un très bon moment. En effet, quand tout est réuni – personnages, intrigue et écriture -, ça ne peut que fonctionner. Dommage qu’il ait fallu attendre le second tome pour cela…

Quant à la fin, assez abrupte je dois dire, elle m’a plu sans pour autant m’émerveiller, car elle laisse de nombreuses questions en suspens, notamment au sujet d’Aeternia, ce qui a dû en frustrer plus d’un, à mon avis !

Du même auteur

Le Puits des mémoires, tome 1 : La Traque, Gabriel Katz
Le Puits des mémoires, tome 2 : Le Fils de la lune, Gabriel Katz
Le Puits des mémoires, tome 3 : Les Terres de cristal, Gabriel Katz

Aeternia, tome 1 : La Marche du Prophète, Gabriel Katz