Editeur : Nats
Date de sortie : 10 avril 2017
Genre : fantastique (thriller)

Synopsis

Gabriel et Ailina sont unis par le sang, mais aussi par un étrange don. D’un simple contact, il repère les meurtriers. D’un simple contact, elle les élimine. Cependant, cette faculté secrète réclame son tribut.

Alors que Gabriel souhaite y renoncer, Ailina en jouit et s’égare… De rencontres en découvertes, sauront-ils faire face au danger ?

Critique

Une lecture rapide, mais plaisante

Si ce one-shot ne brille pas par son originalité – j’ai deviné sans difficulté certains éléments-clefs du scénario -, il se lit très vite. Pour preuve, je l’ai terminé en une soirée. Alors, certes, il ne compte que 273 pages, mais j’ai été séduite par la plume d’Olivia Billington, douce et poétique lorsqu’il le fallait, et sans fioritures superflues le reste du temps.

Le hic, c’est que je ne pense pas avoir le bon profil pour me montrer réellement critique envers ce thriller fantastique. Eh bien oui, je n’en lis quasiment jamais, alors j’ai peu d’éléments de comparaison. Peut-être les grands amateurs de ce genre trouveront-ils ce roman plutôt fade ?

Quoi qu’il en soit, je tiens malgré tout à vous livrer mon ressenti général… avant de retrouver la fantasy si chère à mon coeur ! En attendant, je vous fait profiter de la dédicace de l’auteure, rencontrée lors des Halliennales 2017, même si je trouve qu’elle manque cruellement de créativité :

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Une romance qui sert l’histoire

Rentrons un peu dans le vif du sujet, voulez-vous ? Alors oui, j’ai utilisé le mot « romance » mais, surtout, ne fuyez pas avant de lire la suite. Car pour une fois, elle est utile au récit. A contrario, vous la voyez se profiler sans l’ombre d’un doute. Cependant, je dirais que c’est un mal pour un bien.

Et puis, je tiens à préciser qu’Olivia Billington n’use pas de mille et un artifices pour rendre cette histoire d’amour exceptionnelle, inédite, unique. Non, il s’agit d’une histoire – d’un coup de foudre, en vérité – somme toute banale entre deux personnes qui se plaisent, se séduisent, mais sans perdre de temps.

J’ai juste trouvé la mise en place de la situation initiale un peu longue, mais je crois que cela tenait à mon impatience de rentrer au coeur de l’intrigue. Car, avec du recul, ça allait assez vite.

A propos des personnages

Je ne sais pas trop quoi penser d’eux. Ni détestables, ni vraiment attachants. Peut-être manquaient-ils de profondeur ? Il faut dire qu’en moins de 300 pages, il est difficile d’esquisser de vraies personnalités.

En vérité, hormis leur don, Ailina et Gabriel ne sortent pas de l’ordinaire. Ils ont les mêmes aspirations que tout un chacun : rire, s’amuser, aimer. C’est d’ailleurs ce qui les rend si humains. Bref, l’auteure n’en a pas fait des tonnes de ce côté-là, et c’est sûrement tant mieux.

Par ailleurs, j’ai apprécié de voir les répercussions s’immiscer petit à petit dans leur vie suite à leurs activités criminelles. A leur place, je ne sais pas trop comment j’aurais réagi, et c’est cette touche de surnaturel qui a attisé ma curiosité.

Rien n’est jamais parfait, pas vrai ?

J’ai relevé quelques fausses notes durant ma lecture, notamment des facilités dans le déroulement du récit. Si ça n’a pas entaché mon envie de poursuivre, j’ai quand même tiqué à plusieurs reprises : lors de la rencontre Joshua/Ailina, mais aussi lorsque celle-ci se découvre une passion pour un métier, disons, peu conventionnel. Je n’en dirai pas plus, mais ce dernier point, bien qu’offrant de multiples possibilités pour la suite, m’a semblé abracadabrant.

Comme tout le monde, j’aime les fins surprenantes

Le dénouement approchant à grands pas, j’avoue avoir tourné les pages de plus en plus vite. J’étais étonnée par le tournant que prenaient les évènements et j’en étais ravie ! Pas de cliché navrant pour la fin de ce one-shot donc, mais juste ce qu’il faut de réponses pour me laisser avec le sourire, une fois ma lecture terminée.

L’abîme au bout des doigts fait ainsi partie de ces livres avec lesquels on passe un agréable moment mais qu’on referme sans peine, ensuite. Cela est néanmoins à double tranchant car, pour être honnête, je ne suis pas sûre de le relire un jour.