Editeur : Bragelonne
Date de sortie : 15 février 2017
Genre : dark fantasy

Synopsis

Arkane : une ville labyrinthique, bâtie selon la légende par sept maisons toutes-puissantes, et dont les luxueux niveaux supérieurs sont occupés par un pouvoir corrompu. C’est dans ce monde dominé par les intrigues incessantes, les meurtres et la magie noire que vit Oziel, fille de la maison du Drac.

Lorsque son clan est massacré, Oziel s’enfuit des Hauts de la ville, espérant gagner les Fonds afin de rejoindre son frère condamné et de lever une armée parmi les prisonniers du terrible bagne, dans les profondeurs de la cité.

Mais tandis qu’elle cherche à s’évader des rets d’Arkane, d’autres tentent de rallier celle-ci à tout prix. Renn, un apprenti enchanteur de pierre et Orik, guerrier venu d’une lointaine contrée, portent avec eux l’annonce d’une menace qui, s’ils arrivent trop tard, pourrait bien plonger Arkane dans le chaos…

Critique

Arkane, la cité aux mille secrets

Je pense l’avoir déjà évoqué, mais ce sont les intrigues politiques qui me passionnent le plus, surtout lorsqu’elles sont classées en dark fantasy. J’ai toujours été captivée par ces ambiances oppressantes où les alliances se font et se défont au rythme des dissensions, la rébellion se construisant dans l’ombre.

Et c’est justement ce qu’offre Arkane, un diptyque qui repose sur la toute puissance de 7 familles… jusqu’à ce que l’une d’entre elles soit renversée (ou presque), créant ainsi un déséquilibre que les Dieux ne peuvent accepter.

Je dois dire que c’est cet aspect de l’histoire, en priorité, qui m’a convaincue d’acheter ce livre. Et contrairement aux avis mitigés que j’ai pu lire – n’hésitez pas à consulter la chronique de Lutin82 pour avoir une autre vision des choses – j’ai passé un très bon moment dans les méandres d’Arkane

Trois destins qui s’entrecroisent

Ce n’est un secret pour personne : j’aime quand l’histoire aborde plusieurs points de vue. Cela permet généralement d’enrichir le récit et, pour le lecteur, de faire des liens au fur et à mesure qu’il dévoile ses mystères.

Je dois avouer qu’Oziel et Noy m’intéressaient davantage que Renn, au début. La première parce qu’elle échappe de peu à un massacre et qu’elle se voit pourchassée de toutes parts, le second parce qu’il est à la fois ange et démon, idiot et intelligent. C’est le personnage qui m’a d’ailleurs paru le plus fouillé, Oziel souffrant malheureusement de quelques clichés, même s’ils sont justifiés.

Quant à Renn, son manque de courage, bien que légitime, m’a un peu fait grincer des dents au début, surtout face à la bravoure d’Orik, LE guerrier par excellence. Et oui, eux aussi sont brin stéréotypés

Un rythme un poil trop linéaire

Pierre Bordage prend son temps pour mettre les choses en place et, si cela ne m’a jamais dérangée, je déplore un léger manque d’intensité dans l’action. Mon coeur ne s’est pas accéléré lorsqu’Oziel s’est retrouvée en danger, par exemple. Néanmoins, cela s’explique également par le point suivant…

D’heureux hasards en évènements (pas si) inattendus

Si ce premier tome avait tout pour me plaire – j’adore l’univers créé par l’auteur ! -, ce ne fut pas un coup de coeur en raison de petites faiblesses dans l’intrigue. En fait, on nous promet une lutte incroyable de la part de nos héros, et puis on se rend compte que la chance leur sourit un peu trop souvent. Certes, on pourrait penser que c’est le fruit d’interventions divines, et ça serait cohérent, mais… je n’adhère pas totalement à cette idée.

En bref, j’aurais souhaité  que les protagonistes parviennent à se sortir de situations périlleuses par leurs propres moyens, plutôt que de bénéficier d’un coup de pouce à chaque fois. Cela mis à part, j’ai été complètement envoûtée par l’intrigue et attends donc le second tome avec impatience !

Du même auteur

Arkane, tome 2 : La résurrection, Pierre Bordage