Editeur : Bragelonne
Date de sortie (pour l’intégrale) : 29 mars 2013
Genres : fantasy, aventures

Synopsis

Le royaume de Rouge-Terre est sur le point d’être envahi. L’armée d’Hélderion est en marche, implacable, avec une seule directive : tout raser sur son passage. Noony, impuissante, ne peut que constater la démesure de son dirigeant, prêt au sacrifice de ses soldats pour exterminer les « impies ».

Aileen a, elle aussi, pu entrevoir la folie de cet homme. Elle décide alors de se battre aux côtés des résistants et de participer à l’opération chute des étoiles. L’engagement est pris, elle fera tout pour les aider à gagner leur liberté.

À des milliers de kilomètres l’une de l’autre, les deux sœurs continuent leur combat désespéré pour un monde plus tolérant et plus juste. Pourtant, l’annonce du nom de la promise du futur Astracan pourrait bien tout changer…

Critique

Ne jamais rester sur une mauvaise impression

Grâce à une pause de quelques jours entre les deux tomes, je suis retournée en Hélderion en toute sérénité. Mes attentes pour le premier numéro étaient certainement trop élevées suite à ma lecture, pleine de promesses, de Métamorphoses. Quoi qu’il en soit, je suis repartie sur de bonnes bases, ce qui m’a permis de me rendre compte que ce deuxième volet est plus travaillé, plus approfondi. Sans la moindre hésitation, ma préférence va à La Chute des étoiles.

Au coeur même du complot

Plus je progressais dans ma lecture, plus j’entrevoyais des liens qui m’étaient restés flous jusqu’à présent. L’intrigue se complexifie, mais devient en même temps plus abordable et plus passionnante ! J’ai apprécié suivre Noony et Aileen dans leurs pérégrinations, les voir se battre pour un idéal qu’elles estiment juste en dépit des obstacles qui jalonnent leur route.

Samantha Bailly nous offre également la possibilité d’en apprendre plus sur l’univers qu’elle a créé, son histoire, ses dissensions et ses secrets. Une fois encore, je ne peux que saluer son talent. Quelle imagination, vraiment !

La romance, cet éternel débat

J’avais hésité à soulever ce point dans ma chronique précédente, cependant j’y avais vite renoncé. En effet, je suis lasse de répéter les mêmes reproches au sujet des romances, peu convaincantes selon moi. Alors oui, dans Oraisons aussi, il y a une histoire d’amour, plusieurs même. Et il y en avait une en particulier, qui m’avait agacée. Je ne vous en dirai pas plus, pour éviter tout spoil, mais… je l’avais trouvée particulièrement improbable, les personnages concernés étant passés de la haine à l’amour en un claquement de doigts. En bref, elle me semblait très bancale.

Ce défaut, je l’ai naturellement retrouvé au début de La Chute des étoiles, à mon plus grand désespoir. Pourtant, au fil des chapitres, j’ai fini par y adhérer, je ne sais ni pourquoi, ni comment. Peut-être qu’à force de voir évoluer ses héros sur le papier, Samantha Bailly s’est finalement imprégnée de leurs émotions, ce qui lui a permis de les rendre beaucoup plus crédibles, beaucoup plus touchants dans l’expression de leurs sentiments.

Des personnages que l’on comprend enfin

Là encore, je n’avais fait que survoler ce point dans ma critique de La Langue du silence, mais sachez que je trouvais Gide Manérian à la fois caricaturé et incohérent, du moins au départ. Pour les uns, il était un père aimant sur lequel on peut compter et, pour les autres, un manipulateur prêt à tout pour obtenir ce qu’il convoite. J’avais donc du mal à concilier ces deux facettes de lui-même.

Mais dans ce second opus, l’auteure le dote d’une vraie personnalité ; Gide n’est plus blanc ou noir, il est à présent composé de nuances de gris. C’est donc avec joie que j’ai découvert la complexité qui le caractérise. Il en va de même pour ses filles, Noony et Aileen, qui m’ont agréablement surprise dans leur évolution.

Un dénouement à couper le souffle

Je regrette définitivement d’avoir lu Métamorphoses avant Oraisons puisque ce faisant, je me suis involontairement privée de la révélation finale. Heureusement, je ne me souvenais pas de chaque détail et certains éléments n’étaient pas dévoilés dans le spin-off. J’ai ainsi pu aborder cette fin avec plaisir et connaître l’intensité que recèlent les derniers chapitres.

Les mots de l’auteure m’ont littéralement bouleversée, m’arrachant même quelques larmes, alors que je ne m’y attendais pas le moins du monde. Mais s’il y a bien une chose qui est restée constante tout au long de cette intégrale, c’est la plume de Samantha Bailly, délicate et sensible.

Du même auteur

Oraisons, tome 1 : La Langue du silence, Samantha Bailly
Métamorphoses, Samantha Bailly