Editeur : Bayard
Date de sortie : 16 mai 2018
Genres : space opera, romance (young adult)

Synopsis

Les Diabolics, ces créatures issues d’une manipulation génétique, plus fortes, plus rapides et plus impitoyables que n’importe quel être au monde, ont été décimées. Mais trois Diabolics sont encore vivants. Deux sont gardés en isolement total, enchainés à vie. Le troisième s’apprête à prendre le pouvoir.

Depuis la mort de sa maîtresse, Némésis n’a plus aucune limite. Mais avant de devenir la future impératrice de la galaxie, Némésis doit réussir à obtenir le statut d’être humain. Et pour cela, elle est prête à tout.
Quitte à donner sa vie.
Quitte à en prendre d’autres.

Critique

Pas une minute de répit

Le premier tome de Diabolic ayant frôlé le coup de coeur, j’avais hâte de me plonger dans le deuxième. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que S. J. Kincaid ne ménage pas ses héros ; nous retrouvons Némésis et Tyrus alors qu’ils tentent de déjouer une tentative de meurtre. Or, celle-ci n’était pas la première et ne sera certainement pas la dernière…

J’avoue avoir été un peu secouée par ce rythme haletant. Bien que les enjeux soient cruciaux, on n’a pas le temps de s’arrêter sur les risques, ni sur les conséquences des actes de chacun.

Heureusement, alors que je peinais de plus en plus à suivre la cadence, les choses se sont calmées. Enfin, si l’on peut dire. En fait, c’est plutôt l’action qui ralentit. L’intrigue, elle, ne s’essouffle pas une seule seconde ! Sincèrement, je ne pouvais pas m’arrêter de tourner les pages, tellement le scénario comprend de rebondissements. D’ailleurs, en parlant de rebondissements, cela m’amène au point suivant…

Quand distinguer le vrai du faux devient impossible

Dans ce deuxième volet, les complots sont légion. Tous tentent de renverser le pouvoir, ou de le conserver dans le cas de Tyrus. Mais entre tromperies et alliances, Némésis ne sait plus à qui se fier, et donc moi non plus. Durant ma lecture, j’essayais de percer à jour les intentions des différents protagonistes, de prédire leurs coups bas. Mais en vain ! J’étais complètement déboussolée, incapable de deviner dans quelle direction s’engageait l’intrigue. Et j’adore ça !

« Allié ou ennemi ? », voilà ce que je ne cessais de me demander chaque fois qu’un nouveau personnage entrait en scène. Un livre m’a rarement autant perdue que celui-ci sur le plan politique – à part peut-être Les Puissants de Vic James. C’est justement pour cette raison que Le Trône de sang est un coup de coeur ; je m’interroge, fais des suppositions et, surtout, m’exclame à la fin de chaque chapitre !

Et si l’on conquérait l’univers ?

Grâce à Diabolic, je me suis rendu compte que j’aimais de plus en plus les histoires qui se déroulent dans l’espace – Red rising y est sûrement pour quelque chose. Or, dans ce deuxième volet, l’auteure nous fait voyager dans tout le cosmos.

Mieux encore, elle nous révèle certains secrets de notre monde, nous explique comment les hommes en sont venus à rejeter la technologie en bloc… au risque de courir à leur propre perte ! Et j’ai trouvé ça totalement fascinant. Réaliste, aussi. Car ne sommes-nous pas réputés pour notre bêtise ?

L’amour avec un grand A

En tournant les pages de ce deuxième opus, j’avais peur que l’amour qui unit Némésis à Tyrus ne me lasse. Parce que, soyons clairs, cela m’arrive souvent. Mais comme je l’ai souligné plus haut, l’action est prédominante, ce qui réduit le temps consacré au romantisme. Et quand c’est bien dosé, eh bien… on apprécie ! En résumé, voir la relation de ce couple improbable évoluer m’a fascinée.

Le talent de S. J. Kincaid à son apogée

Je me dois de saluer l’imagination de l’auteure, qui parvient à se renouveler sans cesse. Car, après l’intensité vécue tout au long de ce livre, je m’attendais presque à une fin décevante. Mais… quel choc ! Quelle claque ! Je ne peux clairement pas vous en dire plus mais sachez que ce dénouement relève du génie !

Il ne me reste donc qu’une seule question : à quand le tome 3 ?!

Du même auteur

Diabolic (tome 1), S. J. Kincaid