Editeur : Nathan
Date de sortie : 21 juin 2018
Genres : post-apocalyptique, huis clos spatial (jeunesse)

Synopsis

Gary est parvenu à embarquer clandestinement sur Deucalion, et rien ne l’a préparé à ce qu’il découvre : une véritable ville s’est recréée dans les bas-fonds de la navette spatiale. Mais ici comme sur Terre, les Oubliés vivent coupés des Invisibles. La révolte gronde, enflammée par une mystérieuse voix venue des étoiles.

Comment Gary peut-il retrouver sa mère s’il n’a pas accès au monde des Invisibles ? Passager clandestin, il doit également se cacher des inquiétantes Ombres qui rôdent à travers le Marché rouge. Heureusement, de vieux amis sont dans les parages – mais aussi de vieux ennemis…

Critique

Une petite déception ?

Je dois avouer que j’attendais beaucoup de ce deuxième volet. L’univers du premier m’avait séduite, et les possibilités laissées par l’intrigue également. En effet, Antoine Jaunin et Romain Quirot promettaient déjà des choix audacieux pour la suite, et notamment un nouveau décor dans La voix des étoiles.

C’est pourquoi j’ai placé la barre très haut. Un peu trop, peut-être ? Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé le scénario légèrement… étrange ?

Bizarre et loufoque

Voilà deux adjectifs qui s’appliquent parfaitement à ce tome 2, dans lequel le mystère est mis à l’honneur. Sur le principe, je valide ! Mais, en pratique, je ne suis pas totalement convaincue. Je m’explique : à force de rester en surface pour conserver tous les secrets de l’histoire, les auteurs m’ont un peu perdue.

Bien sûr, j’ai attendu patiemment des éclaircissements, mais ceux-ci ne sont jamais venus. Que sont vraiment les Ombres ? Et pourquoi certains jeunes sont-ils soumis à des épreuves ? Deux exemples de questions sans réponse, ce qui m’a particulièrement gênée dans la compréhension de l’intrigue.

La tête dans les étoiles

Moi qui aime les histoires qui se déroulent dans l’espace, j’ai été plus que servie, d’autant plus que le ventre de la navette spatiale abrite toute une civilisation avec sa hiérarchie, ses règles et ses coutumes. C’est donc avec grand plaisir que j’ai accompagné Gary dans sa découverte de ce nouveau monde où les Invisibles – entendez par là les puissants – ont relégué les pauvres dans les étages inférieurs.

Du côté de chez Dean

J’appréciais déjà beaucoup ce personnage dans Le pont des Oubliés, mais il me plait encore plus à présent. Loin d’être cliché, il reste profondément humain dans ses réflexions, ses doutes et ses sentiments.

Là où ça coince, c’est avec Renoir, ce personnage – secondaire, heureusement ! – qui m’a fait grimacer à de nombreuses reprises, et pour cause ! C’est la caricature parfaite de l’homme qui jouit de son pouvoir avec un peu trop d’enthousiasme. Alors que les antagonismes du premier numéro s’expliquaient par des rivalités somme toute normales entre différents clans, Romain Quirot et Antoine Jaunin tombent ici dans les stéréotypes. Quel dommage !

Toutefois, rassurez-vous : cela ne s’applique pas aux autres personnages auxquels je me suis facilement attachée.

Un rythme endiablé

Si Le pont des Oubliés était une longue introduction à l’histoire, La voix des étoiles se veut au coeur de l’action. Chacun de leur côté, Gary et Dean mènent l’enquête, cherchent à atteindre leur but par tous les moyens possibles. C’est ainsi que nous faisons de multiples découvertes. Bref, vous l’aurez compris, on ne s’ennuie pas une seule seconde dans ce deuxième opus !

Comment attiser l’intérêt du lecteur pour la suite ?

En leur proposant un véritable cliffhanger en guise de final, bien sûr ! Et c’est exactement ce que les auteurs ont fait, avec brio je dois le reconnaître. Encore une fois, les rebondissements s’annoncent forts, les révélations pleines de surprises. En conséquence, j’ai hâte de me plonger dans le troisième et dernier tome de cette saga.

Du même auteur

Gary Cook, tome 1 : Le pont des Oubliés, Romain Quirot et Antoine Jaunin