Editeur : Robert Laffont (collection R)
Date de sortie : 15 mars 2018
Genre : dystopie (young adult)

Synopsis

Les humains apprennent de leurs erreurs. Moi pas. Je ne commets jamais d’erreur. 

Le Thunderhead, l’intelligence artificielle qui gouverne le monde, a interdiction de se mêler des affaires de la communauté des faucheurs. Il ne peut qu’observer… et il n’aime pas ce qu’il voit.

Critique

Un problème de rythme ?

Ayant beaucoup apprécié le premier tome de La Faucheuse, c’est avec plaisir que je me suis plongée dans Thunderhead. Pourtant, et même si j’ai passé un bon moment, je me dois de relever un problème de taille : le rythme beaucoup trop linéaire du récit.

Pour être tout à fait honnête, j’ai mis du temps à mettre le doigt sur ce qui me chiffonnait. En effet, j’avais beau tourner les pages, encore et encore, je ne ressentais pas le besoin absolu de connaître la suite. Puis, j’ai fini par comprendre : j’attendais simplement que l’histoire prenne son envol. Alors, certes, l’auteur repart sur de nouvelles bases dans ce deuxième volet, il était donc normal qu’il prenne son temps. Mais il a, selon moi, beaucoup trop tardé !

Vers la moitié du livre, j’ai d’ailleurs cru à une réelle montée en puissance de l’intrigue suite à d’importantes révélations que j’avais en partie devinées. Mais, en fait… non ! J’ai dû attendre les 50 dernières pages (sur presque 700, tout de même) pour retrouver le côté addictif de cette saga. Vraiment dommage !

Un héros pas comme les autres

L’évolution des personnages dans ce deuxième opus est très intéressante. Car, s’ils ont pris des chemins très différents, Rowan et Citra finissent toujours par se retrouver. En vérité, ils poursuivent le même objectif. Simplement, l’une opère en plein jour et l’autre dans l’ombre ! De plus, leurs méthodes sont diamétralement opposées…

Toutefois, le protagoniste central de cette histoire n’est pas humain. Il s’agit bien entendu du Thunderhead, l’intelligence artificielle qui gouverne le monde. Celle-ci m’est alors apparue comme une entité bienveillante grâce, notamment, à la retranscription de ses « pensées ». Néanmoins, le lecteur peut aisément appréhender ses limites, puisque le Thunderhead est incapable d’enfreindre les règles établies. Pourtant, sa compréhension de la nature humaine va bien au-delà de ce que l’on pourrait croire…

Encore une fois, je salue le génie de Neal Shusterman ! Vu la complexité de son univers, le scénario aurait rapidement pu perdre en crédibilité, mais l’auteur ne verse jamais dans la facilité. Il nous pousse même à réfléchir sur des sujets très importants, ce qui est assez rare en lecture young adult. Franchement, chapeau bas !

Le final, cette apothéose

Moi qui attendais impatiemment que l’intrigue parvienne à son apogée, j’ai été plus que servie. Les 50 dernières pages sont tout simplement explosives ! En outre, le livre s’achève sur un véritable cliffhanger qui annonce une suite tout aussi palpitante. J’espère donc ne pas être déçue par le troisième tome de cette trilogie… à paraître bientôt ?

Du même auteur

La Faucheuse (tome 1), Neal Shusterman

Publicités