Editeur : auto-édition
Date de sortie : 26 mai 2017
Genres : high fantasy, romance

Synopsis

Entre mes mains réside un pouvoir,
qui me permet d’apporter l’espoir.
La guérison, la paix et l’amour.

Jusque-là, je n’ai répandu que le malheur.
La mort, la guerre et la vengeance.

Pour ceux que je n’ai pas pu sauver,
pour ceux que je dois encore protéger.
Il est temps pour la Déesse de s’éveiller.

Dépossédée et trahie de toutes parts, Diphtil n’a pas d’autre choix que de poursuivre le destin que les Dieux lui montrent du doigt. Mais sa foi ébranlée, la jeune Neltiade commence à remettre en question leurs décisions, à aller à leur encontre. Naid à ses côtés, elle revient sur ses premiers pas de femme libre, mais décide de remonter jusqu’à la capitale de l’Empire. Là où la prophétie du Devin de Naralir devra s’accomplir.

Ni le prêtre Sarïn ni Drehardir, le roi d’Edenor, n’acceptent que la Déesse franchisse la frontière. Et pour cela, ils mettront tout en œuvre, quels que soient les moyens, quelle que soit l’issue…

Mais il persiste un dilemme qui pourrait bien changer le monde. Diphtil doit choisir celle qui défendra ses intérêts : la Déesse de Vie ou celle de la Mort ?

Critique

Et me voilà déçue…

Lorsque j’ai terminé la première partie, j’ignorais encore si j’allais poursuivre ma lecture, car je n’étais vraiment pas convaincue. Néanmoins, l’intrigue abordait un nouveau tournant vers la fin, qui me semblait intéressant. De ce fait, je me suis laissé tenter…

Hélas, l’auteure a choisi de faire machine arrière ; la direction empruntée n’était donc qu’une illusion. De plus, j’ai eu beaucoup de mal à me réhabituer au style pompeux de Diphtil, celle-ci étant la narratrice de l’histoire. Bref, les débuts ne m’ont pas franchement emballée et ce, en dépit d’une très belle dédicace :

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Une overdose de romance

Force est de constater que je ne partage pas le penchant de Ielenna pour la romance. En effet, comme je m’y attendais, cette dernière est largement retombée dans ses travers. L’histoire tourne donc essentiellement autour des relations amoureuses que nouent les différents personnages, voire même de leurs relations sexuelles. Pas vraiment ma tasse de thé !

De plus, ces épisodes étaient pour la plupart niais ou totalement improbables. Je vous donne un exemple : lors d’une fête organisée, Diphtil se lance inexplicablement dans un concours de séduction face à une femme qu’elle jalouse. Le but ? Aguicher un homme de toutes les façons possibles devant un large public. Puéril, vous en conviendrez !

Un concentré de clichés

Ils sont très nombreux concernant la romance, mais je ne reviendrai pas sur ce point, car d’autres aspects du livre sont également impactés. Cela n’est guère étonnant, en fin de compte, puisqu’il s’agit de high fantasy. Néanmoins… que de stéréotypes : une héroïne élue des dieux et promise à un très grand avenir – celui de sauver son peuple ! -, des personnages toujours forts et courageux, capables de tout endurer, un démon en guise d’antagoniste, une lutte sans merci pour le vaincre, etc. Alors oui, j’aime la fantasy, mais lorsqu’un roman réunit tous les clichés du genre, il est difficile pour moi de garder mon calme.

Seul point positif : l’univers, dont l’originalité ne fait aucun doute. Certes, l’utilisation des dieux et des déesses est récurrente dans les littératures de l’imaginaire, mais Ielanna est parvenue à sortir des sentiers battus.

Beaucoup de pages pour pas grand-chose

Je pense sincèrement que ce premier tome aurait pu tenir en un seul volume, à condition de supprimer les éléments superflus, et tout particulièrement les épisodes romantiques. Car, après plus de 200 pages, j’avais l’impression que nos héros en étaient toujours au même stade.

Mais dans ce cas, pourquoi avoir poursuivi ma lecture ? En vérité, je me pose encore la question ! J’avais d’ailleurs l’intention d’abandonner après le premier tiers du roman, et puis… je suis tombée sur un chapitre plus passionnant que les autres, relatant les passés respectifs de Naid et de Yasalyn. Bref, j’ai eu envie de connaître la suite.

Mal m’en a pris ; j’ai autant détesté le début que la fin du livre. En effet, passé le combat final que j’ai trouvé trop facile, l’auteure s’attarde une fois de trop sur les relations entre ses personnages, et ce fut d’un mièvre affligeant !

Je renonce à la suite

C’est décidé, je ne lirai pas le tome 2. Pourtant, je reste convaincue que cette histoire aurait pu être très bonne, quoique classique. Mais l’intrigue s’est perdue dans les clichés et les facilités et Ielenna n’exploite pas tout son potentiel. Le récit emprunte d’ailleurs de multiples chemins, sans jamais aboutir, ou si peu. Dommage, vraiment !

Du même auteur

Les Chroniques des Fleurs d’Opale, tome 1 : La Candeur de la Rose (partie 1), Ielenna

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