Editeur : Chat Noir
Date de sortie : 15 février 2016
Genre : fantastique (roman graphique)

Synopsis

Ludwig grandit à Rabenheim, un petit bourg en apparence banal.

Claquemuré dans sa chambre, il s’adonne au spiritisme. À l’aide d’une radio cabossée, il lance des appels vers l’au-delà, en vue de contacter son père disparu.

Jusqu’à présent, nul ne lui a répondu… Avant ce curieux jour d’octobre.

Hasard ? Coïncidence ? La veille de la Toussaint, une inquiétante fête foraine s’installe en ville. Ses propriétaires, Alberich, le nabot bavard, et Fritz Frost, le géant gelé, en savent long au sujet du garçon. Des épreuves attendent Ludwig. Elles seront le prix à payer pour découvrir l’héritage de son père.

À la lisière du monde des esprits, l’adolescent hésite… Saura-t-il percer les mystères de l’Abracadabrantesque Carnaval ?

Critique

Les Halliennales, ce rendez-vous annuel que je ne manquerais pour rien au monde !

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce salon dédié aux littératures de l’imaginaire, sachez qu’il a lieu début octobre, en région lilloise. Et c’est l’évènement que j’attends avec le plus d’impatience chaque année !

Pour l’édition 2018, j’avais prévu de rendre visite à Anthelme Hauchecorne. En effet, j’avais eu un tel coup de coeur pour Journal d’un marchand de rêves que j’étais curieuse de découvrir d’autres de ses ouvrages. Bon, le choix était limité, c’est vrai, puisqu’un seul roman était disponible sur le stand : le premier volet du Carnaval aux Corbeaux. Cependant, le synopsis m’a directement tapé dans l’oeil. Je n’ai donc pas hésité à l’acquérir et, bien entendu, à le faire dédicacer :

dedicace-carnaval-corbeaux

Anthelme Hauchecorne a également évoqué un autre projet qui lui tenait à coeur : Noces d’écailles, un artbook mettant en scène des dragons. C’est donc avec plaisir que j’ai apporté ma contribution à son financement sur Ulule. J’ai hâte de le recevoir !

Des débuts prometteurs

J’ai débuté Le Carnaval aux Corbeaux le lendemain d’Halloween. Autant vous dire que j’ai attaqué cette lecture dans les meilleures conditions.

Les mystères de Rabenheim m’ont aussitôt captivée, tout comme Ludwig, le personnage principal. J’ai beaucoup aimé suivre ce dernier et son meilleur ami, Gabriel, dans leurs découvertes. Car, dans cette ville, il ne se passe pas un jour sans que ne surviennent des évènements étranges. Et, à l’image de nos héros, j’ai été de surprise en surprise…

Bref, l’histoire s’annonçait palpitante. Mais, comme vous pouvez vous en douter, quelques petits couacs n’ont pas tardé à apparaître. Et j’en suis la première frustrée !

Quand l’intrigue déraille…

C’est un peu l’impression générale que m’a laissée ce premier numéro. Au début pourtant, le scénario semblait solide mais, peu à peu, j’ai perdu le fil. Les intentions des personnages me paraissaient floues, les phénomènes paranormaux sans queue ni tête. De plus, je ne parvenais pas toujours à faire le lien entre certaines scènes, comme si le récit manquait de transitions, de précisions.

Pour résumer, je ne pense pas avoir saisi toute l’histoire, tant les chemins se sont multipliés. Je me demande même si l’auteur lui-même ne s’est pas perdu dans son intrigue, à certains moments ?

Des personnages totalement délurés

Ce n’est pas pour rien qu’on appelle la joyeuse troupe l’Abracadabrantesque Carnaval. Nain, géant de glace ou diseuse de bonne aventure : les protagonistes sont atypiques. Même s’ils sont nombreux, il n’est pas si difficile de les distinguer, car ils sont tous uniques.

Alors, certes, il n’est pas toujours possible de connaître leurs desseins, et certains changent souvent d’attitude, mais c’est aussi ce qui fait tout l’intérêt de cette histoire imprévisible.

Un mot sur les illustrations

La majorité d’entre elles ont été réalisées par Loïc Canavaggia, et je dois dire qu’elles sont superbes ! Le seul bémol, c’est qu’elles ne sont pas toujours très bien placées, selon moi, créant ainsi un décalage entre le texte et les visuels. Mais ce n’est pas bien grave.

Du même auteur

Journal d’un marchand de rêves, Anthelme Hauchecorne
Journal d’un marchand de rêves (v2), Anthelme Hauchecorne

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