Editeur : Mnémos (collection Naos)
Date de sortie : 20 septembre 2018
Genre : merveilleux (jeunesse)

Synopsis

Jivana est une jeune fedeylin qui porte en elle un joli secret : depuis toute petite, elle partage son corps avec l’esprit d’une déesse qui a échoué à se réincarner. Les deux âmes, loin d’être concurrentes, sont devenues amies et même un peu plus.

Alors que des nuées d’insectes obscurcissent le ciel et imposent une nuit sans fin, le désespoir frappe leur village. Jivana et sa déesse partent à la recherche d’une solution pour que l’astre du jour brille enfin à nouveau. Une quête périlleuse qui les changera à jamais…

Critique

Envie de quelque chose de différent ?

Lors des Halliennales 2018, j’ai eu le plaisir de rencontrer Nadia Coste, une auteure très sympathique que je ne connaissais pas et qui, pourtant, compte déjà bon nombre d’ouvrages à son actif. Parmi ces derniers, Rhizome et Jivana avaient retenu mon attention.

Après quelques instants d’hésitation, mon choix s’est finalement porté sur Jivana, une histoire entre fantasy et merveilleux, même si pour moi, ce dernier genre l’emporte largement. Je suis donc repartie avec une jolie dédicace :

dedicace-jivana

Quand l’originalité est au rendez-vous

Si j’ai craqué pour Jivana, c’est avant tout parce que l’univers me semblait hors du commun. Des histoires de fées, il en existe beaucoup, c’est sûr, mais l’auteure est parvenue à sortir des sentiers battus.  

En débutant ce one-shot – un spin-off de la saga Fedeylins que je n’ai jamais lue -, j’ai été propulsée dans un monde peuplé de fées, mais pas seulement. J’y ai également rencontré d’autres créatures, des insectes pour la plupart, et je dois avouer que c’était une première.

Bon, pour être honnête avec vous, j’ai eu du mal à visualiser certaines scènes. En effet, jamais auparavant je n’ai eu pour héroïne une petite fée à peine plus grande que ma main, ce qui m’a un peu déstabilisée.

J’ai néanmoins été conquise par les mythes développés autour des dieux et la plume légère de Nadia Coste.

Un brin de surréalisme

Comme indiqué dans le synopsis, Jivana cache en elle l’âme d’une déesse et j’ai trouvé ce concept tout aussi original que l’univers lui-même. Le hic, c’est que la relation de ces deux personnages m’a semblé idéalisée.

Vivre dans le corps d’une autre ne doit pas être facile, tout comme abriter la présence d’un être plusieurs fois centenaire. Selon moi, cette cohabitation forcée aurait dû être à l’origine de conflits, au moins de temps à autre. Et pourtant, l’auteure a choisi de faire naître entre Jivana et Savironah une amitié indéfectible, un amour incommensurable. Ce reproche peut aussi s’étendre aux personnalités, un chouïa caricaturées, de nos héroïnes.

Bref, davantage de nuances n’aurait pas été de trop.

Prêt pour l’aventure ?

Jivana, c’est l’histoire d’une quête pour sauver le monde d’insectes dévoreurs. Ceux-ci s’en sont en effet pris au soleil, astre indispensable à la survie des Fedeylins et autres créatures. Les obstacles seront nombreux, les pièges parfois inévitables, mais Jivana fera preuve d’un courage infaillible pour atteindre son but.

Voilà donc un ouvrage qui s’annonçait prometteur, même si la fin était prévisible et l’action un peu répétitive. Mais, mais, mais… Je n’ai pas accroché. Pourquoi ? Je suis incapable de vous l’expliquer, car ce roman a tout pour plaire. Peut-être n’était-ce pas le bon moment pour le lire ? Je dois admettre que je suis constamment déçue par mes lectures ces derniers temps.

Quoi qu’il en soit, je serai curieuse de connaître votre avis si vous vous êtes lancé dans ce one-shot. Quant à moi, je me laisserai peut-être tentée par Rhizome

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