Editeur : Bragelonne
Date de sortie : 22 janvier 2016
Genres : heroic fantasy, romance

Synopsis

Vitala Salonius est un assassin surentraîné et une femme aussi attirante que dangereuse oeuvrant pour la libération de son peuple. Sa mission : séduire l’empereur avant de lui porter le coup fatal.

Dirigeant d’un pays au bord du chaos, Lucien Florian Nigellus ne baisse jamais sa garde. Sa vie étant menacée à chaque instant, il ne peut se le permettre, même devant cette éblouissante courtisane de passage au palais. Pourtant, Vitala pourrait bien le distraire un instant de ses préoccupations – et combler d’autres besoins…

Un assassin n’a pas le droit de succomber à sa proie, Vitala le sait depuis l’enfance. Or Lucien ne ressemble pas au tyran sanguinaire qu’elle s’est imaginé. Prise entre ses convictions et un sentiment plus trouble, Vitala hésite. À qui ira sa loyauté ?

Critique

Ma dernière lecture pour le Pumpkin Autumn Challenge

Et pas la meilleure, c’est certain ! D’ailleurs, je me rends compte à l’instant que ce challenge ne m’a pas permis de faire de belles découvertes, excepté la trilogie des Porteurs. Heureusement, cela n’a pas terni mon plaisir d’y participer. Je retenterai donc l’expérience l’année prochaine !

Mais revenons-en à ma lecture : Le jeu de l’assassin. Voilà donc l’exemple parfait d’un livre acheté sur un coup de tête. Résultat : il a attendu plusieurs années dans ma bibliothèque. En fait, il a bien failli y moisir, car j’ai ensuite appris qu’il était classé en romance. Or, ce n’est pas un genre littéraire que j’affectionne particulièrement…

Vous connaissez la suite, néanmoins : j’ai décidé de participer au Pumpkin Autumn Challenge, ce qui m’a poussée à sortir cet ouvrage, même si je m’attendais à être déçue. Et, sans surprise, ce fut le cas !

L’univers, l’un des seuls atouts de cette lecture

Dans les premiers chapitres, il n’est pas question de romance. C’est encore trop tôt ; l’auteure doit poser les bases de son intrigue, le lecteur entrer dans l’univers. Et ce dernier, même s’il n’est pas innovant, a le mérite d’être intéressant, notamment grâce à la présence de mages aux pouvoirs variés et de sorts aux multiples conséquences. Amy Raby a également inventé un jeu de stratégie semblable aux échecs, que j’ai trouvé assez abouti.

Bref, l’histoire ne s’annonçait pas si mal au premier abord.

Une intrigue cousue de fil blanc

À peine avais-je atteint les 50 premières pages que j’avais déjà une petite idée de la fin, et je ne parle pas seulement de la romance. Où est donc passée la subtilité ? Pourquoi le scénario n’a-t-il pas été davantage développé ? En effet, le contexte – la guerre déclarée entre plusieurs peuples – pouvait facilement mener à des jeux de pouvoir captivants. Alors certes, Amy Raby a fait quelques tentatives mais, pour moi, elles ont lamentablement échoué !

Mon intérêt pour cette histoire a donc progressivement diminué, jusqu’à devenir presque nul.

Romance et érotisme

Si le synopsis annonçait déjà la couleur, j’étais curieuse d’assister à la rencontre de nos héros. Cependant, Vitala et Lucien se sont attachés beaucoup trop vite l’un à l’autre, selon moi. Leur histoire manque clairement de transitions, de profondeur, de magie même.

Toutefois, je n’ai pas retrouvé la niaiserie excessive que l’on croise souvent dans les romans pour ado. Le jeu de l’assassin est en effet un livre pour adulte, ce qui inclut des scènes de sexe plus ou moins explicites. Si cela ne me choque pas outre mesure, c’est le genre de passages qui me lasse facilement, surtout lorsqu’ils sont répétés et, bien entendu, ce fut le cas ici.

Une héroïne qui manque de caractère

Je vais être honnête avec vous, le personnage de Vitala ne m’a pas convaincue. Au début pourtant, en découvrant différents pans de son passé, j’ai compris ses blessures, ai compatis à ses malheurs. Mais, par la suite, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à une enfant, et non à un assassin chevronné, tant elle cumule les erreurs !

Heureusement, Lucien sort quelque peu des sentiers battus, essentiellement en raison de son passé. Quant aux protagonistes secondaires, ils sont si insignifiants qu’ils n’ont pas vraiment été creusés par l’auteure.

Alors, pourquoi ce livre a-t-il reçu de bonnes critiques ?

C’est en effet ce que laisse présager la quatrième de couverture.

Je dois vous avouer que je ne comprends pas trop l’engouement que cet ouvrage a pu susciter mais, encore une fois, ce n’est pas du tout mon genre de lecture. 

Ceci étant dit, il faut reconnaître à Amy Raby un style efficace qui laisse peu de place à l’ennui. Les descriptions sont courtes mais suffisantes, les dialogues nombreux, l’action toujours présente. Le jeu de l’assassin bénéficie donc d’une bonne dynamique, ce qui m’a permis d’en voir le bout assez rapidement.

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