Éditeur : Faralonn
Date de sortie : 15 septembre 2019
Genre : high fantasy

Synopsis

Les royaumes de Yule sont au bord du désastre. Un mystérieux ennemi aux cheveux d’argent a envahi la cité de Théor, l’une des plus puissantes places fortes de l’Est. La famille royale a disparu hormis une princesse, exilée dans le nord. Du haut de son imposante forteresse, elle assiste impuissante à la dévastation du pays qui l’a vu grandir.

Loin de là, cachés au coeur de la forêt de Hen, deux êtres doués d’une force Surnaturelle surveillent l’avancée de l’ennemi. Mais, le jour où un ancien général rescapé de la cité envahie se présente à leur porte, ils ne peuvent refuser de l’aider. Le temps d’agir est venu…

Critique

Une question de principe

Lorsque l’auteure m’a proposé son roman en service de presse, j’ai aussitôt été attirée par sa sublime couverture. À l’inverse, le synopsis m’effrayait un peu, car je craignais que l’histoire ne soit trop classique pour moi.

Pourtant, j’ai accepté la proposition d’Hélène Besse, que je remercie pour l’envoi. Pour quelles raisons ? Eh bien, comme je l’ai déjà dit, il me paraît primordial d’offrir une chance à des auteurs moins connus. Alors, même si j’avais raison – bien que bon, ce premier volet s’est révélé très classique -, je ne regrette pas !

La high fantasy à l’honneur

Comme dans Le Seigneur des Anneaux, Hélène Besse est adepte des descriptions. Néanmoins, celles-ci ne sont ni trop lourdes, ni trop longues. Elles sont même plutôt utiles, afin de nous transporter dans son univers médiéval. Attention, cependant : il n’est pas toujours facile de savoir quel personnage est désigné dans certains passages. Peut-être le texte manque-t-il de transitions sur ce point.

En outre, comme vous pouvez vous en douter, les notions de Bien et de Mal sont présentes. Et selon moi, le côté sadique de l’antagoniste est bien trop accentué ; aucun détail des sévices infligés aux victimes ne nous est épargné. Quant aux partisans du Bien, on n’en sait pas grand-chose à ce stade. En fait…

…on ne sait rien du tout, ou presque !

C’est probablement le plus grand reproche que je pourrais formuler à l’encontre de ce premier tome ; il est introductif. Avec 264 pages, il est clair que l’auteure ne pouvait développer plus avant son scénario, mais quelques chapitres supplémentaires n’auraient pas été de trop. Le récit se résume, pour l’instant, à une fuite vers l’avant entrecoupée de sauvetages in extremis et d’alliances politiques. Or, c’est un peu maigre pour donner envie au lecteur de poursuivre. Toutefois, je suis sûre que la suite dévoilera le potentiel de la saga.

Un roman choral, bien sûr !

Comme je l’ai déjà souligné, les codes de la high fantasy sont respectés dans Les enfants de Yule. Et que serait un livre de high fantasy sans des héros aux pouvoirs mystérieux ? Pas grand-chose ! Mais ces héros sont-ils prêts à éradiquer la menace ? Rien n’est moins sûr.

Naturellement, ces héros ne sortent pas des sentiers battus, raison pour laquelle je ne me suis pas vraiment attachée à eux. En vérité, ce sont plutôt leurs pouvoirs qui m’ont interpellée ; j’aimerais beaucoup découvrir leurs origines.

Quant aux autres, eh bien, l’on retrouve un couple royal, un chevalier au cœur noble et de courageux soldats. Rien de bien original, malheureusement. Peut-être leur rôle sera-t-il plus important par la suite…