Éditeur : Auto-édition
Date de sortie : 11 juillet 2019
Genre : anticipation

Synopsis

Ce livre est une porte, un passage vers un monde qui nous plonge plus de 500 ans après la fin de notre ère dans un univers quasi entièrement virtuel, sous le joug d’un totalitarisme doux, mais néanmoins absolu.

L’héroïne, Sahar, veut comprendre les origines de ce régime mortifère afin d’en libérer l’humanité. Dans ce but, elle explore les réserves du Louvre qui abritent des œuvres et des documents du vingt et unième siècle, période identifiée comme celle du basculement. Ces sous-sols obscurs vont la conduire au-delà de l’imaginable et la confronter aux limites de la réalité tangible, lui faisant explorer la nature même de la conscience.

À la fois roman d’anticipation, thriller et conte fantastique, ce récit nous interroge sur nos propres valeurs et les conséquences potentiellement terrifiantes de la désinvolture citoyenne et de l’usage perverti de la réalité numérique.

Critique

Une très bonne surprise

Il y a quelques mois déjà, Anne Norman m’a gentiment proposé son roman en service de presse. Mais, le temps passant et les mauvaises expériences avec l’auto-édition se multipliant, j’en étais venue à redouter cette lecture. Un soir, pourtant, je me suis lancée. Et je ne regrette pas !

Je tiens donc à remercier l’auteur pour l’envoi et, surtout, la belle découverte que représente Terre ultime.

Une plongée dans l’inconnu

Ou le futur, devrais-je dire ? Quoi qu’il en soit, j’ai été dépaysée. Il faut dire qu’Anne Norman ne nous laisse pas le temps de comprendre les changements survenus dans notre monde, mélangeant volontairement causes et conséquences de l’ère numérique à travers les recherches de son héroïne. Passionnée par l’art, celle-ci analyse diverses œuvres, contemporaines pour nous, mais passées pour elle.

Néanmoins, même si je tâtonnais, j’étais également très intriguée. En effet, l’auteure revient progressivement sur ce qui a entraîné l’humanité sur cette pente glissante…

Quand tout bascule

Alors que je me passionnais de plus en plus pour les réflexions de Sahar – et celles de l’auteur, mais j’y reviendrai plus tard -, voilà que le récit prend un tournant inattendu, que le rythme s’accélère brusquement. Cela a relancé mon envie de tourner les pages, alors qu’elle était déjà bien présente.

Bref, quand il s’agit de rebondissement, Anne Norman ne fait pas les choses à moitié. Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus, au risque de vous gâcher la surprise, et le dénouement.

Ce dénouement, parlons-en !

Pour être tout à fait honnête avec vous, il m’a laissée perplexe. Les explications avancées par l’auteure, afin de justifier certains événements, m’ont paru poussées, peut-être un peu trop même. J’aurais aimé creuser la question, mais le roman s’arrête brutalement – et pour cause, une suite est prévue !

Je n’ai donc pas obtenu de réponses à mes interrogations et suis ressortie frustrée de ma lecture. Une bonne raison pour poursuivre la saga, cela va sans dire.

Des questionnements sur la nature humaine

Voilà ce que vous trouverez dans Terre ultime. Anne Norman a choisi l’histoire de l’art pour exprimer des doutes, des angoisses et des espoirs quant à l’avenir de la société. Son roman foisonne donc de réflexions en tous genres, au sujet de la conscience, de la notion de citoyenneté, de l’hyper matérialisme et de son contraire, l’hyper virtualité.

Je suis probablement passée à côté d’informations essentielles, tant les pistes abordées sont nombreuses. D’ailleurs, mieux vaut être concentré avant d’entamer ce livre. Mais s’il vous tente, surtout, ne vous découragez pas, car il en vaut la peine. Pour preuve, ce n’est pas mon genre de lectures habituelles et, malgré cela, j’ai passé un agréable moment entre ses pages.