Éditeur : Castelmore
Date de sortie : 19 février 2020
Genre : fantastique (jeunesse)

Synopsis

Depuis qu’elle s’est découvert goût et talent pour la magie, Anouk n’a qu’une idée en tête : devenir une sorcière. C’est la seule façon de sauver ses amis Familiers, redevenus animaux, des cages du prince Rennar, qui lui propose justement un pari risqué. Car Rennar a peut-être autant besoin d’elle qu’elle de lui : à Londres, les sorcières déchaînent des cataclysmes et semblent prêtes à semer le chaos partout dans le monde.

Pour assouvir ses ambitions, Anouk devra surmonter une épreuve mortelle. Qu’arrivera-t-il si elle ne se révèle pas la sorcière qu’elle croit être ?

Critique

Aussitôt reçu, aussitôt lu

Souvenez-vous : dans ma chronique du volet précédent, j’évoquais ma découverte de ce diptyque suite à une proposition de service de presse pour le tome 2. Comme prévu, ce dernier est bien arrivé dans ma boîte aux lettres.

Je remercie donc les éditions Castelmore pour l’envoi. Même si j’ai une légère préférence pour Grim Lovelies, je suis très contente de connaître le fin mot de cette histoire.

Retour dans un univers passionnant

Dès les premiers chapitres, j’ai retrouvé cette ambiance si particulière qui m’avait  séduite ; un mélange de magie, de créatures féeriques et de société secrète. Cependant, je me suis rapidement aperçue que je ne maîtrisais qu’une part infime de cet univers.

Alors qu’Anouk se met en tête de devenir une sorcière, nous la suivons dans les épreuves qu’elle doit endurer pour réussir. Les Enfants des Neiges, les bains de charbons, la clé que chaque prétendante doit trouver pour accéder au titre de Mada : encore une fois, Megan Shepherd fait montre d’un véritable talent pour nous ouvrir les portes de son monde. J’ai donc dévoré cette première partie en quelques heures !

L’ennemi de mon ennemi est mon ami ?

C’est sur ce principe que se base la suite du récit. Or, si j’aime les alliances improbables qui se révèlent souvent explosives, je dois avouer que les choix de l’auteure m’ont laissée perplexe sur ce point. Comment Anouk peut-elle oublier aussi facilement les manigances de Rennar à son égard ? En bref, j’ai trouvé qu’elle lui cédait trop facilement, qu’elle ne tirait pas des leçons du passé. Certes, Rennar sait se montrer persuasif, mais tout de même !

Malgré cela, j’ai su apprécier les jeux de pouvoir que cette collaboration a fait naître, bien qu’ils aient été de courte durée.

Une intrigue foisonnante, peut-être même un peu trop

Il est impossible de s’ennuyer avec Midnight Beauties, tant les revirements sont nombreux. Et c’est peut-être ça le hic, finalement. J’aime être surprise, cela ne fait aucun doute, mais l’intrigue se compose de rebondissements qui cachent eux-mêmes d’autres rebondissements. Le scénario emprunte donc de multiples chemins, et je me suis sentie perdue par moments.

A contrario, l’auteure précipite parfois la résolution de l’un ou l’autre problème, utilise des raccourcis sans s’appesantir sur les détails. Résultat : j’ai perçu comme un déséquilibre entre les transitions, parfois trop rapides, et le cœur de l’action qui s’éternise. Ajoutez à cela un rythme effréné qui m’a laissée à bout de souffle, et vous comprendrez pourquoi j’ai décroché à plusieurs reprises.

Heureusement, l’histoire reste globalement cohérente, ce qui m’a permis de raccrocher les wagons à l’approche du dénouement, mais non sans peine.

Anouk, héroïne parmi les héros

Je m’en rends compte à l’instant, les personnages de cette saga sont très, très nombreux. Entre Anouk et ses amis familiers, la Haute et ses Souverains, les Charmants et les Gobelins, ça en fait du monde. Pour autant, cela ne m’a pas dérangée. Bon, il est vrai que j’avais tendance à confondre Cricket et Petra qui semblent faites du même bois, mais ce n’est pas bien grave. En fait, tous les protagonistes ont l’âme d’un héros ; ils sont courageux et prêts à suivre Anouk jusqu’au bout du monde !

C’est donc cette dernière qui se trouve au cœur de toutes les attentions. La petite bonne d’autrefois qui doit sauver l’humanité. Quelle évolution, n’est-ce pas ? Si l’on excepte ses rapports avec Rennar, j’ai adoré suivre cette jeune fille pas comme les autres, la regarder grandir, prendre le pouvoir et l’utiliser avec une innocence qui fait défaut aux Souverains de la Haute.

Ah oui, j’ai failli oublier mon plus grand bémol : le pseudo triangle amoureux mis en place par l’auteure. En un mot ? Inutile !

On a frôlé la catastrophe pour le dénouement

Il est à l’image de ce deuxième tome : grandiose, mais un peu too much. Alors qu’on sent la fin approcher, l’auteure rajoute un, deux, trois rebondissements. Ça n’en finit plus, raison pour laquelle mon intérêt a progressivement diminué.

Par chance, j’ai su prendre mon temps, faire quelques pauses quand j’en ressentais le besoin afin d’appréhender avec justesse toutes les conséquences de cette guerre. Et quelles conséquences !

Du même auteur

Grim Lovelies (tome 1), Megan Shepherd