Éditeur : Bragelonne / Castelmore (collection BigBang)
Date de sortie : 10 avril 2019
Genre : heroic fantasy

Synopsis

Geralt de Riv est l’assassin parfait.

En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur, et Geralt est bien plus qu’un guerrier ou un mage : c’est un sorceleur.

Au cours de ses aventures, il rencontrera une magicienne aux charmes vénéneux, un musicien au grand cœur… et, au terme de sa quête, peut-être réalisera-t-il son dernier vœu : retrouver son humanité perdue.

Critique

Livre VS série Netflix

Comme tout le monde, je me suis laissé tenter par la série Netflix et… j’ai adoré ! C’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers les livres pour retrouver cette ambiance propre au Sorceleur. Il était temps d’ailleurs, le premier tome attend dans ma wishlist depuis des années !

Néanmoins, je redoutais un peu cette lecture. Et oui, d’habitude, je m’attaque d’abord aux livres, et puis seulement à l’adaptation sur écran. Mais c’est peut-être mieux comme ça, finalement. En effet, pour être honnête avec vous, je suis persuadée que je n’aurais pas autant apprécié le livre sans m’être plongée, au préalable, dans la série TV. Celle-ci est à mon sens plus riche, plus aboutie, et pas seulement parce que la saison 1 recouvre davantage que Le Dernier Vœu. Globalement, j’ai trouvé que l’univers était mieux abordé et mieux exploité, malgré un bestiaire tout aussi impressionnant dans l’œuvre originale.

Un recueil de nouvelles, mais pas au sens conventionnel du terme

S’il m’arrive de lire des nouvelles de temps à autre, ça reste assez rare. Ce n’est pas le genre que je préfère, tout simplement. Je craignais donc de ne pas accrocher au format, mais j’avais tort.

Andrzej Sapowski offre un véritable un fil rouge à son histoire, notamment grâce aux interludes nommés La Voix de la raison. Ce sont d’ailleurs ces passages que j’ai préférés, déjà parce qu’ils ne sont pas repris dans la série, mais aussi parce qu’ils creusent la personnalité de Geralt. Et c’est tout de même le personnage phare de l’histoire !

Le Sorceleur, un héros pas comme les autres

Personnellement, je trouve qu’Henry Cavill interprète merveilleusement bien le rôle de Geralt. Par conséquent, je n’ai eu aucun mal à me le représenter durant ma lecture. D’un autre côté, j’ai été freinée dans mon imagination, et c’est un peu dommage.

Quoi qu’il en soit, ce personnage est véritablement intéressant. Plein d’ambiguïtés et de contradictions, il est autant meurtrier que justicier. Tout dépend de l’angle sous lequel on l’envisage… En bref, il ne laisse pas indifférent et j’ai hâte de le suivre dans l’aboutissement de sa quête.

Un sentiment de trop peu ?

Quand j’y pense, je me dis que Le Dernier Vœu est assez introductif. Certes, il met l’eau à la bouche, mais était-ce suffisant ? Difficile à dire, car je ne peux m’empêcher de comparer avec la série TV – oui, c’est le mot d’ordre de cette chronique !

En tout cas, je campe sur mes positions quant au scénario. Il est ici moins détaillé, même si la mission de Geralt demeure toujours la même : tuer des monstres… ou les sauver d’eux-mêmes, c’est selon. Pas de réel changement dans son quotidien donc, si ce n’est son invitation au banquet de la reine Calanthe et sa rencontre avec Yennefer. Deux moments très intéressants !

Le style, le point qui fâche

Pour moi, il manque de finesse et de fluidité. Certes, le livre a été écrit en 1993, et c’est un élément à prendre en considération. Il n’en reste pas moins vrai que j’ai éprouvé quelques difficultés avec les dialogues, parfois bien trop longs, et avec l’argot, très présent à certains moments. En outre, dans l’action, l’auteur a tendance à en faire des tonnes ! 

Je suis donc curieuse de découvrir la suite. En fait, j’aimerais pouvoir répondre à LA question qui me taraude : ai-je aimé le livre uniquement parce que j’ai aimé la série TV ? Affaire à suivre !

Du même auteur

The Witcher, tome 2 : L’Épée de la providence, Andrzej Sapkowski