Éditeur : auto-édition
Date de sortie : 19 septembre 2019
Genre : fantastique

Synopsis

Eliam a peur d’assumer pleinement sa vocation d’artiste. Il se retrouve alors subitement plongé dans une réalité parallèle façonnée par ses pensées les plus intimes, qui prennent forme sous ses yeux. Pour survivre dans cet « Univers Rêvé », il devra vaincre un ennemi qui n’est autre que la personnification de ses peurs.

Critique

Un goût de trop peu ? 

Il y a quelque temps, Armand Konan m’a contactée afin de me proposer son tout premier roman en service de presse. Comme vous pouvez l’imaginer, j’ai accepté. Je le remercie donc pour l’envoi !

Avant d’aller plus loin, il me paraît important de préciser que L’Univers rêvé est une nouvelle, une ébauche de ce que l’histoire pourrait devenir dans une version plus longue – d’ailleurs prévue au programme. Vous comprendrez donc pourquoi ce livre m’a paru un peu trop court. Je lui reproche également un manque d’envergure au niveau de l’intrigue, alors qu’il y avait matière à développer. Mais, encore une fois, ce n’est que la première étape d’un projet plus conséquent. Un film est du reste en préparation, à l’image de la bande-annonce disponible sur le site de l’auteur.

Un concept intéressant

Dans L’Univers rêvé, les peurs du héros prennent vie subitement, mais sous une forme inattendue, celle d’une quête pour dénicher un mystérieux joyau, d’une course-poursuite avec de drôles d’ennemis. Les aventures d’Eliam m’ont beaucoup intriguée, malgré des combats un peu trop présents, compte tenu du nombre réduit de pages. En fait, j’aurais préféré qu’Armand Konan creuse davantage l’univers rêvé, même si je me suis régalée avec les quelques miettes qu’il a bien voulu donner !

Je pense sincèrement que ce concept pourrait être décliné dans d’autres nouvelles.

Un jeune homme face à ses peurs

Eliam est bien évidemment au cœur du récit, puisque ce sont ses peurs que nous affrontons à ses côtés. Mais au vu du format, sa personnalité est à peine esquissée, ce qui est particulièrement dommage. Ceci étant dit, j’ai apprécié qu’il soit aussi commun ; il manque de confiance en lui, craint d’exposer ses oeuvres et de braver la critique. En bref, un héros ordinaire auquel on peut s’identifier sans difficultés.

Quant aux protagonistes secondaires, ils sont peut-être un peu nombreux pour une nouvelle. Les interactions sont donc relativement limitées. Enfin, ils acceptent trop facilement à mon goût les explications d’Eliam quant à l’univers rêvé. Néanmoins, ce sont autant de défauts que l’auteur pourra aisément gommer dans la version longue, d’autant plus que son style d’écriture est agréable.