Éditeur : Chat Noir
Date de sortie : 11 septembre 2017
Genre : urban fantasy

Synopsis

Un acide en guise de sang, des ados changés en statues de verre, mon père adoptif assassiné et moi, sur le point de l’être ; ma vie déjà peu brillante s’est transformée en enfer. J’ai dû quitter précipitamment un Grenoble dévasté par la lutte fratricide de trois anciennes déesses et de leurs soldats immortels. J’ai fui pour aller trouver des réponses dans un temple paumé au fin fond de la Mongolie, hot spot du tourisme international…

Malédiction ou non, ce voyage a fait de moi une nouvelle recrue, aussi redoutée que convoitée, dans un conflit séculaire. Pour l’Homme, l’ère de la survie a déjà débuté. Pour moi, que dire ? Cette histoire n’est plus vraiment la mienne. Elle appartient à cette entité enfouie en moi, dont le dessein est de terminer une guerre commencée, voilà des millénaires. Faire un avec une ado rebelle ne fut pas sa plus grande idée…

Critique

Près d’un an après ma lecture du premier volume

Souvenez-vous, lors des Imaginales de 2019, j’avais acheté la duologie Holomorphose à prix réduit et en avais profité pour demander une dédicace : 

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Quelques mois plus tard, j’achevais la lecture de Blasphème. Néanmoins, si j’avais globalement apprécié ce premier volet, j’avais relevé quelques bémols, notamment des clichés exaspérants et des longueurs. Autrement dit, je n’étais pas pressée de lire la suite.

C’était sans compter ma résolution de 2020 : donner la priorité aux sagas en cours. Je me suis donc récemment lancée dans Armageddon et… quelle bonne surprise que ce second tome !

Avez-vous remarqué la créature représentée sur la couverture ?

Eh bien, pour être honnête avec vous, je m’y étais à peine arrêtée. Elle constitue pourtant un élément essentiel de l’intrigue. Ah, que c’est frustrant de ne pouvoir vous en dire plus ! Sachez simplement que cette créature, et tout ce qu’elle implique, m’a totalement captivée. La mythologie qui s’y rapporte, également.

D’autres créatures aux origines et aux formes variées viennent s’ajouter au fil des chapitres. C’est un véritable bestiaire que Jean Vigne nous offre dans cette saga !

Non pas une, non pas deux, mais bien trois romances

Je n’ai qu’une seule chose à dire : n’était-ce pas trop ?! En vérité, j’en suis convaincue. Alors, rassurez-vous : elles sont toutes différentes et à des stades plus ou moins avancés. Cependant, s’attarder sur autant de relations amoureuses m’a semblé inutile.

De surcroît, celle qui se trouve au premier plan m’a fait lever les yeux au ciel à maintes reprises. Il faut dire que les personnages concernés nouent des liens beaucoup trop vite. L’imminence du danger peut-elle vraiment justifier un rapprochement aussi rapide ?

Bref, Holomorphose n’avait pas besoin de ça, à mes yeux !

Jean Vigne : auteur et humoriste ?

L’humour mordant est ce qui caractérise le mieux le style de Jean Vigne. Et on en redemande ! Alors, parfois, c’est un peu lourd, un peu too much, mais certaines remarques bien placées m’ont réellement fait sourire. Et puis, ce ne sont pas les situations cocasses qui manquent en dépit d’une intrigue relativement sérieuse.

Autre point que je tiens à souligner : l’auteur a, semble-t-il, effectué de nombreuses recherches afin d’enrichir ses romans. De la Mongolie à la Russie en passant par l’Italie, ces derniers nous font voyager. J’ai ainsi découvert divers coins de la planète qui m’étaient totalement inconnus.

L’auteur ne se pose aucune limite !

Jean Vigne l’a déjà démontré dans Néachronical en construisant des intrigues d’envergure. Sans surprise, il a réitéré cet exploit dans Holomorphose. Alors que l’histoire débute avec une jeune fille perdue qui voit s’opérer en elle une lente transformation à même de détruire tout ce qui l’entoure, elle se dirige lentement, mais sûrement, vers une catastrophe mondiale. Vous avez du mal à y croire ? Eh bien, moi aussi, et pourtant ! 

Encore une fois, toute l’inventivité de Jean Vigne s’exprime par des rebondissements improbables, mais qui trouvent leur source dans les premières pages de Blasphème. Chapeau bas ! J’ai donc dévoré cette suite avec plaisir, d’autant plus qu’elle semble débarrassée des longueurs du tome précédent – enfin si l’on excepte celles qui s’immiscent durant les combats, mais rien de bien grave.

Notez par ailleurs qu’aucun élément de l’intrigue n’est laissé au hasard. J’ai ainsi obtenu des réponses à toutes mes questions, même celles que je ne me posais pas. Et, pour une fois, c’est appréciable de constater qu’il ne subsiste aucune zone d’ombre. L’auteur va jusqu’à nous offrir des extraits du passé de certains personnages afin de compléter le tableau.

Bonne nouvelle : Solana n’est plus seule !

Le nombre de personnages augmente considérablement dans Armageddon. Et oui, difficile de sauver le monde sans une équipe de choc. Mais n’oublions pas que le récit est écrit à la première personne ; Solana demeure donc un bon point d’ancrage, en particulier grâce à son humour décapant. Bon, elle m’a sérieusement tapée sur les nerfs lorsqu’elle se trouvait avec Yun, mais passons !

Ce que j’ai aimé dans ce second opus, c’est de voir des amitiés s’exprimer au quotidien malgré les difficultés. En outre, les inimitiés précédentes prennent une tout autre signification, l’auteur n’hésitant pas à redistribuer les cartes quant au rôle de chacun.

Ce final qui m’a prise aux tripes

Si j’ai lu ce deuxième volet dans l’idée de clore une saga, je dois avouer que le dénouement me reste encore un peu. L’épilogue a été plus dur que prévu. En un sens, je n’avais pas envie de quitter Solana. 

En bref, Jean Vigne nous offre une fin à la hauteur de son roman, à la fois touchante et grandiose !

Du même auteur

Holomorphose, tome 1 : Blasphème, Jean Vigne

Néachronical, tome 1 : Memento Mori, Jean Vigne
Néachronical, tome 2 : Post Mortem, Jean Vigne
Néachronical, tome 3 : Manus Dei, Jean Vigne