Éditeur : Fleurus
Date de sortie : 5 mars 2021
Genre : thriller fantastique (jeunesse )

Synopsis

Ils sont cinq. Cinq ados prisonniers de leur lycée désert, par une nuit sans lune et sans étoiles, incapables de se rappeler comment ils sont arrivés là.

Et tandis que d’étranges aurores boréales illuminent le ciel, tandis que les eaux du fleuve bordant le campus montent anormalement, menaçant de les engloutir, une créature rôde dans les couloirs. Une créature qui les pourchasse sans relâche…

Ils sont cinq. Cinq camarades de classe, même pas vraiment amis. Et pourtant, ce soir, ils vont devoir s’allier pour survivre… Car ils ne pourront compter que sur eux-mêmes.

Critique

Un thriller psychologique et fantastique en hommage à Stephen King

Lorsque les éditions Fleurus m’ont proposé Si longue soit la nuit en service de presse, je n’ai pas hésité une seule seconde avant d’accepter. En effet, j’aime ce genre de romans à l’ambiance mystérieuse qui emprunte largement au fantastique. Je remercie donc la maison d’édition pour l’envoi !

Axelle – de la chaîne La Parenthèse d’Axelle – m’a rejointe durant ma lecture, ce qui nous a permis d’échanger nos impressions. Comme toujours, ce fut une superbe expérience ! De notre avis commun, ce one-shot est captivant malgré son léger manque de développement. Mais difficile de faire mieux en 214 pages. Bref, cela ne nous a pas empêchées de le dévorer !

Quand l’étrange s’invite au lycée…

Si longue soit la nuit est avant tout un condensé de mystères. Alors qu’ils reviennent à eux, cinq adolescents s’aperçoivent qu’ils sont seuls dans leur lycée. Aux alentours, nul camarade, nul professeur. Seulement la nuit noire et leurs peurs enfouies au plus profond d’eux-mêmes…

Rapidement, nos héros cherchent à comprendre ce qui leur arrive, mais aucune explication ne semble convenir. De plus, ils ne peuvent sortir de l’établissement, ce qui les inquiète tout particulièrement ! À leurs côtés, le lecteur s’enfonce dans une sorte de cauchemar où les phénomènes paranormaux se multiplient.

Je tiens toutefois à préciser que l’intrigue frôle l’horreur, sans jamais vraiment basculer. Après tout, il s’agit d’un roman jeunesse (à partir de 13 ans). Ceci étant dit, un passage en lien avec le passé de Johny m’a remuée au point que j’ai failli refermer le livre pour ne plus jamais l’ouvrir, mais il aborde une thématique à laquelle je me montre particulièrement sensible, alors…

Derrière chaque adolescent se cachent des blessures

On a tous des secrets, pas vrai ? Eh bien, c’est sur cet adage que repose le roman. En effet, bien qu’ils paraissent clichés au début, les héros s’en éloignent progressivement pour mieux révéler leurs tourments. Avec un style que je qualifierais de très actuel, Christophe Lambert déconstruit les stéréotypes que l’on retrouve habituellement dans tous les lycées.

Dernier de la classe, Johny est la petite frappe par excellence. C’est avec fierté qu’il marche dans les pas de son frère, du moins c’est que tout le monde croit. Mais peut-être n’est-il pas si idiot, dans le fond ? Calista, elle, est le canon auquel toutes les autres filles veulent ressembler. Pourtant, elle n’est pas qu’un physique, mais tous semblent l’avoir oublié.

Enfin, je citerai Laura, la première de classe qui se refuse à échouer en toutes circonstances. Cependant, être une bonne élève ne suffit pas à son bonheur…

Mais pourquoi ont-ils été choisis ?!

C’est LA question que je ne cessais de me poser. Et plus j’avançais dans ma lecture, plus je craignais d’obtenir des réponses. À raison, car si l’ambiance est une réussite, les justifications de l’auteur m’ont semblé un peu légères.

Bon, en vérité, je m’y attendais ; au vu du nombre de pages restant, il me paraissait impossible de conclure sans emprunter quelques raccourcis. C’est d’ailleurs pour cette raison que je recommande avant tout ce roman aux amateurs du genre. En ce qui me concerne, je l’ai trouvé très divertissant malgré les bémols évoqués plus haut.