Éditeur : Projets Sillex
Date de sortie : juillet 2021
Genre : fantasy animalière

Synopsis

La fantasy animalière adulte comme vous ne l’avez jamais lue !

Dix nouvelles de fantasy animalière pour dix voyages vers des cités où les animaux nous ressemblent bien plus qu’ils le devraient.

Si aucun animal n’a été maltraité pour constituer ce recueil, nous ne pouvons pas promettre qu’il en sera de même à l’intérieur de ces pages.

Critique

Un recueil de nouvelles qui sort de l’ordinaire

Après Rocaille, voilà que les Projets Sillex reviennent avec un recueil de 10 nouvelles dans un genre particulier : la fantasy animalière. Attention, la campagne de financement participatif est toujours en cours. Je vous invite donc à consulter le site si vous souhaitez y prendre part ! 

En ce qui me concerne, la maison d’édition m’a gentiment fait parvenir un kit presse composé de 3 nouvelles piochées au hasard. Un grand merci pour cet envoi qui m’a permis de sortir de ma zone de confort. Mon appréciation globale est plutôt positive, mais j’admets avoir relevé quelques bémols, pour la plupart liés au format.

Pour chacune de ces nouvelles, je vous propose ci-dessous un court synopsis, ainsi que mon opinion.

Peau de lapin, peau de chagrin de Thomas Fouchault

Après un long voyage, Muscade débarque enfin à Bardane où se déroule l’une des plus grandes foires jamais organisées. C’est là l’occasion rêvée pour notre lièvre de faire fortune en vendant diverses marchandises. Toutefois, la concurrence est rude ! En outre, l’amabilité de certains cache bien des stratagèmes pour lui soutirer de l’argent…

Cette nouvelle est probablement celle que j’ai le moins appréciée. Pourtant, Thomas Fouchault a su retenir mon attention dès les premières lignes. En vérité, j’étais surtout intriguée par cette chance que certains marchands semblaient attirer. Mais, bien vite, la finalité de l’histoire m’a sauté aux yeux. Les aventures de Muscade se sont alors révélées répétitives, même si tout l’enjeu du récit consiste à décrire la spirale infernale dans laquelle il s’enlise. Sur ce point, c’est une réussite !

Personnellement, j’attendais un rebondissement qui n’est jamais venu, ce qui m’a grandement frustrée.

Alba de Jais, l’Anonymographe de Fran Basil

Corvidés et Lagomorphes vivent une époque dangereuse. Entre leurs peuples, la paix est fragile ! Mais lorsqu’il découvre le corps de son fils assassiné du mauvais côté de la frontière, l’empereur des Lagomorphes exige réparation. Après d’âpres négociations, il conclut un accord avec le chef des Corvidés : leurs filles respectives seront élevées dans le camp adverse afin de garantir le respect des accords qui les lient.

Eh bien, quelle nouvelle ! Probablement la plus intéressante, mais également la plus complexe. En toute honnêteté, je n’ai pas tout compris des complots mis en œuvre, peut-être en raison d’une lecture morcelée. J’ai tout de même apprécié le peu que j’en ai saisi, et c’est à souligner !

Avec le recul, je pense qu’Alba de Jais, l’Anonymographe souffre de son format court. L’histoire aurait aisément pu s’étaler sur le double, voire le triple de pages, ce qui aurait permis à l’auteure d’opérer des transitions plus douces et d’offrir davantage d’explications au lecteur.

Rage d’Ambre de Xavier Watillon

Condamnés pour avoir mené des recherches magiques immorales, les parents de Ferune – lapins et lagomanciens de renom – n’ont pu échapper à leur sort funeste. C’est ainsi qu’ils ont expérimenté la rage d’ambre, cette maladie étrange conduisant irrémédiablement à la folie. Bien qu’elle soit dénuée de pouvoirs, Ferune est conviée des années plus tard par le Concile afin de fournir des explications qu’elle ne possède pourtant pas. Cependant, elle ne laisse pas le temps à ces vieillards de la piéger et s’enfuit à son tour. Débute alors une course contre la montre au terme de laquelle la vérité sera révélée au grand jour…

Tout comme le récit précédent, celui-ci ne semble pas adapté au format nouvelle. L’auteur s’est en effet lancé dans la construction d’un monde grandiose, composé d’une cité dans les hauteurs et de son pendant dans les profondeurs. Le voyage fut ainsi passionnant, jusqu’à ce que je me perde parmi les nombreux décors, le système de magie relativement flou et les multiples péripéties de Ferune, qui subit les événements plus qu’elle ne les provoque. D’ailleurs, ceux-ci m’ont souvent paru inexplicables.

J’ai certes apprécié le dénouement pour les réponses qu’il apportait, mais trop de questions sont restées en suspens.