Éditeur : Bragelonne
Date de sortie : mai 2011
Genre : heroic fantasy

Synopsis

Les Ravens ont combattu ensemble durant des années…

Six hommes et un elfe vendant leur épée au plus offrant dans les guerres qui ont déchiré Balaia, tout en restant loyaux envers leur code d’honneur et envers eux-mêmes.

Mais en acceptant d’escorter un mage du Collège de magie Xetesk dans une sinistre mission, ils se jettent dans un écheveau d’intrigues et d’anciens secrets qui va changer leur vie pour toujours. Car ils doivent trouver AubeMort : un sort qui, s’il est lancé, provoquera la fin du monde.

Isolés, trahis, dans un monde au bord de la catastrophe, les Ravens n’ont d’autre choix que de faire confiance à un homme qui respire le mensonge et a un démon pour familier…

Critique

Quand je sors l’un des plus vieux livres de ma bibliothèque

La saga Ravens dort dans ma PAL depuis bientôt 10 ans – s’il vous plaît, ne me jugez pas ! Avec ma sœur, qui l’a achetée à la même période que moi, on s’est dit qu’il était grand temps de sortir le premier volet. Et oui, la motivation est toujours plus forte lorsque l’on est deux ! De mon côté, je souhaitais surtout m’assurer que j’appréciais toujours ce type de récit.

Alors, verdict ? Eh bien, en dépit de mes craintes initiales, j’ai passé un bon moment de lecture. Certes, c’est de l’heroic fantasy, un genre duquel je m’éloigne de plus en plus, mais de temps à autre, je retrouve avec plaisir ses codes, plus encore lorsqu’ils sont bien utilisés.

Qu’on se le dise : AubeMort a plusieurs cordes à son arc. En plus d’être rondement menée, l’histoire comprend des machinations politiques captivantes, de nombreux rebondissements et un système de magie relativement élaboré. En outre, même si les hauts faits guerriers sont bien présents, ils ne prennent pas toute la place. Heureusement !

Bref, je compte lire la suite rapidement !

Des personnages, ce n’est pas ce qui manque dans AubeMort

Dès les premières pages, James Barclay nous présente nombre de personnages sans s’attarder sur aucun d’entre eux, et pour cause : ils sont en plein combat. J’ai alors craint de ne pas m’y retrouver. Cependant, l’auteur n’hésite pas à en tuer certains et seuls ceux qui restent revêtent une réelle importance.

De plus, il offre à chacun un passé particulier et des caractéristiques propres, ce qui m’a permis d’identifier progressivement l’ensemble des protagonistes. D’ailleurs, je ne sais à qui va ma préférence. Globalement, je les ai tous aimés, même Denser, le mage Xetesk aux méthodes pas toujours très orthodoxes. Néanmoins, j’ai trouvé l’Inconnu particulièrement intéressant, bien que je ne puisse vous en révéler la raison.

Quoi qu’il en soit, les personnages sont l’un des plus gros atouts de cette histoire. Cela n’est pas surprenant ; lorsque l’on narre les aventures d’une troupe de mercenaires, on n’a d’autre choix que de rendre ces derniers attachants. Défi relevé pour AubeMort !

Des enjeux d’envergure

Outre les personnages réussis, c’est probablement le point fort de cette saga. En effet, je m’attendais avant tout à de l’action et à des combats, tantôt faciles, tantôt désespérés. Mais, en vérité, l’intrigue est plus complexe que cela. Il ne s’agit pas vraiment d’honorer un contrat, ni même de remporter une guerre. Les Ravens se retrouvent plutôt embarqués dans une histoire qui les dépasse.

Seul bémol : mon intérêt a nettement diminué après une petite centaine de pages, car l’histoire était essentiellement tournée vers l’ivresse des combats ce qui, comme vous avez dû le comprendre, n’est pas ma tasse de thé. Mais, mais, mais… ça n’a pas duré !

Ainsi, les Ravens iront au-delà de leur engagement initial ! Comprenant qu’ils risquent de perdre plus que leur vie, ils feront preuve d’inventivité, de malice et de courage pour sauver le monde, rien que ça. Et, pour une fois, celui-ci n’est pas menacé par un grand méchant assoiffé de pouvoir – très peu crédible à mes yeux ! -, mais par un sort meurtrier que certains mages se sont mis en tête de contrôler. À quel prix ? C’est tout l’enjeu de ce premier numéro !

En résumé, une intrigue bien ficelée pour peu de facilités. Et oui, comme je l’ai dit plus haut, James Barclay n’hésite pas à tuer quelques-uns de ses personnages de manière à redistribuer les cartes. J’ai vraiment craint pour la vie de nos héros et ça, c’est assez inédit !

Un univers qui possède une identité propre

Vous le savez, lorsque je me plonge dans une nouvelle saga, j’accorde beaucoup d’importance à l’univers et au système de magie. L’un et l’autre ne m’ont pas déçue, bien que le monde dans lequel s’inscrit AubeMort soit relativement classique. La situation géopolitique est toutefois captivante, notamment en ce qui concerne les collèges et leurs visions opposées de la magie. Il en va de même pour les différents peuples et espèces.

Je suis donc convaincue que la suite me réserve d’autres surprises !