Éditeur : Albin Michel (collection Wiz)
Date de sortie : 24 avril 2019
Genre : fantasy politique (young adult)

Synopsis

« C’est dans le feu que naîtra ma révolution.
Le trôle d’Astrée sera le mien.
Je suis la seule reine, et je n’en ai plus peur. »

Critique

Une petite déception ?

C’est dans l’objectif de terminer mes sagas en cours que j’ai ouvert ce troisième et dernier tome. Rassurez-vous, toutefois : j’étais réellement curieuse de connaître le dénouement de cette saga, ayant beaucoup aimé les volets précédents. Mais voilà, Ember Queen ne fut pas totalement à la hauteur de mes attentes. Je ne le qualifierai pas de lecture catastrophique, loin s’en faut, mais je l’ai tout de même trouvé lent et sans réels rebondissements.

Je vous explique cela plus en détail juste après !

Un scénario sensiblement différent

Ce qui faisait tout l’intérêt de cette trilogie selon moi, c’étaient bien les complots politiques et les retournements de situation complètement fous. Pourtant, dans Ember Queen, l’histoire est davantage tournée vers les stratégies à mettre en place et les combats à remporter pour reconquérir le trône. Le rythme en pâtit quelque peu, puisque les héros passent leur temps à réfléchir à leurs actions futures. Bien sûr, quelques batailles viennent redyanmiser le récit, mais elles n’ont rien de très palpitant, certainement parce que leur issue est prévisible.

D’ailleurs, la majorité de l’intrigue s’est révélée prévisible, ce qui n’était pas le cas dans Ash Princess et Lady Smoke. J’ignore pourquoi, mais l’auteure a préféré se concentrer sur les relations entre les personnages, tant l’amitié que la romance. Un choix que je n’approuve pas vraiment !

Une héroïne aux émotions exacerbées

Dans ce troisième numéro, Theodosia embrasse sa destinée. Elle est enfin la reine qu’elle ne faisait qu’imiter jusqu’à présent, du moins en présence d’ennemis ou d’alliés importants. En effet, dès qu’elle retrouve ses amis, elle redevient très rapidement cette jeune fille qui doute d’elle-même. Est-ce que cela m’a ennuyée ? Pas exactement, car ça colle au personnage. Cependant, Theo s’appuie énormément sur ses proches, exige sans cesse de l’attention et étale un peu trop ses sentiments. Bref, son attitude a fini par me lasser.

En outre, comme je l’ai dit plus haut, Laura Sebastian met l’accent sur l’amitié qu’elle entretient avec Art, Heron ou encore Erik. Résultat : plus les scènes fortes en émotion se succédaient, moins l’histoire me passionnait. Et c’est sans parler du triangle amoureux qui n’était plus nécessaire depuis belle lurette…

Blaise ou Søren ? Søren ou Blaise ? En vérité, le choix de Theodosia est fait depuis longtemps. Par conséquent, je ne comprends pas pourquoi l’auteure s’est acharnée à entretenir ce triangle amoureux qui n’a plus lieu d’être. Petite précision : la romance n’est pas prédominante, mais l’héroïne s’attendrit trop souvent sur ses prétendants, comme si elle hésitait encore entre les deux.

Une note positive

Je vous le rappelle, cette lecture ne fut pas catastrophique. Honnêtement, j’ai avalé les chapitres sans me plaindre. J’ai d’ailleurs apprécié l’antagoniste et toutes ses manigances destinées à asseoir son pouvoir dans un monde ô combien cruel. De plus, je désirais savoir si mes prédictions concernant la fin se réaliseraient. Et ce fut le cas ! Par chance, le combat final fut plaisant, malgré ce scénario décidément trop prévisible.

Je regrette seulement qu’il n’y ait pas eu davantage de place accordée à la magie. Certes, le Feu, l’Eau, la Terre et l’Air sont au centre des combats, mais les enjeux relatifs aux gemmes passent très vite à la trappe, alors qu’ils sont prépondérants dans le tome 1. Dommage !

De la même auteure

Ash Princess (tome 1), Laura Sebastian
Lady Smoke (tome 2), Laura Sebastian