Éditeur : Rebelle
Date de sortie : 30 avril 2021
Genre : fantasy politique 

Synopsis

À la tête des Clans Amazones, la jeune Myredhi déchaîne férocité et terreur au Genlis.

De son côté, le Prince part aider ses alliés en Arhus, ignorant l’attaque sur ses provinces. De retour de leur mission, ses deux fils Romualdo et Yachvela découvrent un pays ravagé par la guerre et les troubles de la rébellion. 

Loin de l’influence de sa mère la Reine, Maeval agit selon ses vœux en se tournant vers des mentors improbables.

Les joueurs sont en place, les pions avancent sur l’échiquier.

Mais où mènera cette guerre brutale… Au chaos absolu ou à ce monde nouveau vanté par les Amazones ?

Critique

Un service de presse bienvenu et un concours en préparation

Ayant beaucoup aimé le premier tome de Dames sans cavaliers, reçu en service de presse l’an dernier, j’avais bien l’intention de poursuivre la saga. Par chance, l’auteur est à nouveau revenu vers moi pour me proposer le deuxième volet, prénommé Rêves d’acier. Sans hésiter j’ai accepté, enchantée à l’idée de connaître la suite.

Je remercie donc Alejandro Valdivia pour sa confiance, ainsi que les éditions Rebelle pour l’envoi du livre. Et ce n’est pas terminé ! En effet, nous nous sommes également associés afin d’organiser ce jeudi un concours sur mon compte Instagram. Le gagnant remportera les deux premiers tomes de la trilogie !

Si, comme moi, vous adorez les récits dans la lignée du Trône de fer et si vous faites confiance à mes avis, alors il ne vous reste plus qu’une seule chose à faire : participer.

Une lecture exigeante, mais qui en vaut la peine

Comme j’ai lu Veuves guerrières fin 2020, il m’a fallu un peu de temps pour apprivoiser une seconde fois le style assez soutenu de l’auteur, retrouver mes repères dans cet univers dominé par les Amazones et, surtout, me souvenir de tous les personnages. Je l’admets, j’ai relu certains passages du tome 1 pour raviver ma mémoire et me rappeler alliances et trahisons entre les différents camps.

Alors, oui, l’histoire est exigeante, notamment en termes de concentration. Mais ce fut un vrai régal ! Ce numéro est encore meilleur que le précédent, certainement parce qu’il se débarrasse de son côté introductif. J’ai ainsi renoué avec les héros, tous très intéressants, et avec les enjeux politiques qui sont source de rebondissements.

Sur le chemin du pouvoir, tous les coups sont permis

Dans Dames sans cavaliers, les machinations politiques sont le mot d’ordre. Chacun avance ses pions sur l’échiquier du pouvoir en espérant rafler la meilleure mise. Toutefois, les risques sont réels, et il n’est pas toujours aisé d’anticiper les mouvements de l’adversaire…

L’intrigue monte indéniablement en puissance dans Rêves d’acier. Les complots se multiplient et prennent davantage d’ampleur, les allégeances changent également de manière inopinée. En fait, le lecteur ne sait jamais ce que lui réserve le chapitre suivant. En outre, l’auteur commence tout juste à développer une sorte de magie particulière qui pourrait bien renverser le scénario, mais je préfère ne pas en dire plus.

Seul petit bémol : plusieurs fois, j’ai éprouvé des difficultés à déterminer quel personnage prenait la parole, exactement comme dans le premier opus. Bon, en cherchant un peu, la réponse finit par apparaître, néanmoins ça casse un chouia le rythme de lecture.

Mais quel héros soutenir ?

Je ne saurai répondre à cette question, car chacun poursuit un but qui lui est cher. Tous ont de bons ou de mauvais côtés, tous peuvent se montrer cléments ou implacables. 

Les deux princesses Amazones ont vu leurs chemins se séparer. En charge de la conquête de nouveaux territoires, Myredhi tente d’asseoir son autorité face aux clans rivaux, et ce n’est pas une mince affaire. Maeval, quant à elle, cherche sa voie. Si elle semble renier ses origines, elle s’aperçoit très rapidement que ses nouveaux choix ne sont pas forcément en adéquation avec ses aspirations…

Du côté des Loderon, j’ai été agréablement surprise d’en apprendre davantage sur le Prince Edelmar. Antagoniste par excellence, il est un peu plus fouillé dans ce deuxième tome. Et que ses ambitions soient bonnes ou mauvaises, ça n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est acquérir plus de pouvoir encore. Quoique…. Romulado, son fils, prend du recul sur la situation, observe les conséquences d’une guerre qui déchire le monde. Il paraît vouloir trouver un équilibre entre les puissances existantes, mais sa mission ne serait-elle pas vaine ? J’ai hâte d’en savoir plus !

Vous l’aurez compris, Alejandro Valdivia offre un rôle-clef à l’ensemble des ses personnages. C’est grâce à ces derniers que l’histoire se révèle aussi palpitante. Et puis, comme ils sont très nombreux, on a tendance à en zapper quelques-uns et l’auteur en a bien conscience. Il profite de notre oubli pour, tout à coup, remettre à l’avant-plan un héros négligé qui a évolué dans l’ombre. Dans la majorité des cas, cela permet de redistribuer les cartes. Que du bonheur !

Je n’ai donc qu’une seule envie à présent : connaître le dénouement de cette trilogie !

Du même auteur

Dames sans cavaliers, tome 1 : Veuves guerrières, Alejandro Valdivia