Éditeur : Fleuve Éditions
Date de sortie : 9 septembre 2021
Genres : space opera, post-apocalyptique

Synopsis

La Terre n’est plus qu’un champ de ruines dépeuplé et toxique. Ses habitants l’ont quittée depuis longtemps pour s’établir dans le système solaire. Leur survie repose sur les ressources que les chronmen, des voyageurs du temps, vont régulièrement chercher dans le passé.

James est l’un d’eux : désabusé, abîmé par chaque voyage, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Si ce n’était son talent et son expérience inégalée, ses supérieurs l’auraient mis dehors depuis longtemps. C’est pourtant lui qui est choisi pour une mission cruciale : effectuer une récupération sur la plateforme Nutris, juste avant l’explosion qui va ravager la Terre. James a peu de chance de réussir, mais s’il y parvient, il obtiendra une confortable retraite et pourra passer son temps à se saouler, seul, en ruminant le passé, son loisir préféré.

James accepte, mais sa rencontre avec Élise, une biologiste de génie qu’il sait condamnée, va changer la donne. Incapable de la laisser derrière lui, il brise la première et plus importante des Lois Temporelles en ramenant la jeune femme dans son présent.

Désormais fugitifs, James et Élise vont découvrir que la Terre n’est peut-être pas condamnée…

Critique

Vous reprendrez bien un peu de science-fiction ?

Comme vous le savez, et comme le laisse supposer mon pseudo, je suis plus fantasy que science-fiction. Et quand j’ose ce dernier genre, c’est souvent en young adult. Néanmoins, mes habitudes changent petit à petit, puisque je n’ai pas hésité bien longtemps avant de demander ce roman en service de presse. Qu’est-ce que j’ai bien fait ! Ma lecture s’est déroulée sans accrocs, et je n’ai pas vu les pages défiler.

Un grand merci à la maison d’édition pour l’envoi !

J’ai accroché dès le deuxième chapitre

Et pourquoi pas dès le premier ? Eh bien, outre la technologie avancée qu’il est nécessaire d’assimiler, l’auteur nous projette à une époque qui nous est totalement inconnue. Pour cause, elle n’a pas encore eu lieu ! Bref, j’ai craint de ne pas m’habituer.

Cependant, Wesley Chu utilise des termes simples et fournit des explications suffisantes pour nous permettre de comprendre l’essentiel. Ainsi, quand est venu le deuxième chapitre, j’ai aussitôt pris goût à ma lecture.

Je tiens également à préciser que la théorie des bonds temporels est très facile à appréhender, même pour des novices en science-fiction. D’ailleurs, sans me prétendre experte en la matière, je n’ai pas relevé d’incohérence.

Un véritable page-turner 

Je l’ai dit plus haut, les pages ont défilé toutes seules. En effet, l’intrigue progresse très rapidement sans jamais nous perdre dans des détails inutiles. J’irai même plus loin en disant que Wesley Chu maîtrise habilement le rythme de son histoire. Il alterne intelligemment l’action et l’introduction de nouveaux personnages, les bonds temporels et les conséquences d’un écart de conduite inattendu. Entre-temps, il nous fait découvrir les ravages d’une troisième guerre mondiale et, croyez-moi, cela fait froid dans le dos puisqu’en plus d’avoir détruit la Terre, l’homme a aussi colonisé l’espace sans perdre ses mauvaises habitudes. Résultat : il a davantage régressé qu’évolué, détruisant à tour de bras sans réfléchir.

En bref, l’équilibre est parfait, et l’on ne s’ennuie pas !

Le héros, un cliché attachant

Qui n’a jamais rencontré, dans l’un de ses romans, cet homme qui préfère la boisson au bonheur, tout en possédant des capacités rares ? Bien souvent, il est flic. Mais pas ici ! Wesley Chu préfère nous présenter le meilleur chronman de tous les temps, j’ai nommé James Griffin-Mars. En toute honnêteté, ce dernier n’a rien d’original. Pour autant, il ne manque ni d’humour, ni de mordant ! Et puis, derrière le masque se cachent forcément des traumatismes que j’étais pressée de découvrir !

Nous suivons également d’autres personnages mais, chose étonnante, ils ne sont pas très nombreux. Pour ceux qui auraient déjà lu ce premier volet, sachez que j’ai tout particulièrement apprécié Levin, tant pour sa droiture que pour son intégrité. C’est un homme de principe qui est toutefois capable de remettre en cause le système, lorsqu’il dévie de son but initial.

Une romance à l’origine de l’intrigue ?

C’est effectivement ce qui est indiqué dans le synopsis. Contrairement à d’habitude, cela ne m’a pas fait fuir, parce qu’il paraît évident que ce n’est pas le cœur de l’histoire, mais un simple prétexte pour lancer celle-ci.

En fin de compte, cette romance ne m’a ni déçue, ni énervée. Elle n’a pour ainsi dire rien de surprenant, mais l’auteur ne fait jamais dans le chichi. Certes, le héros tombe très rapidement amoureux, néanmoins cela ne change pas sa personnalité taciturne et solitaire.

Un premier tome qui se suffit à lui-même

Même s’il est le premier volet d’une trilogie, Time Salvager possède un véritable dénouement. Je n’ai donc ressenti aucune frustration à la fin de ma lecture, même si l’envie de poursuivre était bien présente. Et oui, Wesley Chu a su me surprendre chapitre après chapitre, et particulièrement dans le dernier qui annonce bien des rebondissements…