Éditeur : Gulf Stream
Date de sortie : 19 novembre 2020
Genres : fantasy, aventures (jeunesse)

Synopsis

« Les Alchimistes étaient les garants de la source, j’aurais dû le comprendre. La magie faiblit, nos sortilèges ne sont plus aussi puissants qu’autrefois. […] Il me faut désormais attendre la Désolation, et l’avènement de cette maudite prophétie. Quand la carte du Passeur et les derniers mages seront réunis, les portes du Tartare s’ouvriront. »

De sombres nouvelles du monde extérieur sont parvenues jusqu’à la Cité Impossible, refuge de L’Héliotrope et de son équipage. La Désolation annoncée est en marche. C’est donc désormais un enseignement accéléré que suivent Prudence, Hilisbeth et Guifred auprès d’Ozymandias.

Ce dernier révèle qu’il leur faut se rendre au Tartare, berceau de la magie originelle, s’ils veulent être de taille pour affronter le chaos à venir. Une nouvelle mission se dessine donc pour les trois apprentis alchimistes : mettre la main sur la carte du Passeur d’âmes, seul moyen de parvenir jusqu’à ce lieu légendaire.

Pendant ce temps, l’ancien commandant de la flotte royale et ennemi juré des pirates, désormais allié au Bas-Monde, a formé une immense armée volante dans l’intention de prendre le pouvoir sur le ciel…

Critique

En route pour le final

Ayant adoré les deux premiers tomes de la saga, je ne pouvais pas passer à côté de sa conclusion. J’ai donc commandé le troisième tome en début d’année. Et sitôt reçu, sitôt lu ! Mais qu’en ai-je pensé ?

Eh bien, vous l’avez peut-être remarqué, la note a légèrement baissé par rapport aux volets précédents. Je tiens néanmoins à vous rassurer : ce n’est pas bien grave. Je pense simplement que la magie de la découverte n’opère plus ou tout du moins plus autant, maintenant que je connais l’univers.

Qu’à cela ne tienne, j’ai tout de même passé un très bon moment de lecture, et la jolie plume d’E. S. Green n’y est pas étrangère !

Une intrigue qui touche au but

On le sent, on l’anticipe : le dénouement est proche, et tant mieux car j’étais impatiente de le découvrir. Mais loin du rythme trépidant de L’Héliotrope, Le Passeur d’âmes prend son temps durant la première partie. L’auteure ne se précipite pas, ce que je regrette un peu finalement.

Heureusement, l’action pointe rapidement le bout de son nez. Et c’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à me régaler ! De nouveaux dangers guettent nos héros, mais comme d’habitude, ils parviennent à se dépêtrer des situations les plus terribles. Le must ? E. S. Green n’a pas besoin d’en faire des tonnes, d’inventer des scénarios rocambolesques, pour que ça marche !

Sur la trace des Alchimistes

Si le titre du deuxième volet porte leur nom, c’est bien le troisième qui nous livre leurs secrets. Je l’admets, j’étais curieuse d’en apprendre davantage et je suis ravie d’avoir obtenu des réponses à mes questions, même si certaines d’entre elles étaient attendues.

Cette quête des Alchimistes pousse également E. S. Green à nous dévoiler davantage son univers, mélange de piraterie et de camaraderie. Et quel plaisir ce fut ! Honnêtement, c’est pour moi l’un des atouts phares de cette saga.

En chemin, nous renouons enfin avec le monde d’en bas, celui qui a vu naître Prudence, cependant il ne semble pas très disposé à l’égard du Haut-Monde. Nous faisons aussi la connaissance de créatures pour le moins étonnantes. Bref, pas le temps de s’ennuyer dans la seconde moitié du roman !

Plus que des pirates, des héros !

Contrairement au premier opus, ce n’est plus vraiment Prudence qui porte le récit, mais tout l’équipage. J’apprécie toujours autant Mousquet, le pilier de la troupe, celui qui endosse sans sourciller la réputation de méchant alors qu’il tente de sauver le monde. De même, je trouve Ezekiel toujours aussi attachant.

Seule ombre au tableau : Ozymandias, bien trop caricatural à mon goût. Évidemment, dans cette histoire, on ne doute pas un seul instant de l’identité des gentils et des méchants, toutefois en ce qui le concerne, j’aurais aimé davantage de nuances, de mystères et de suspense !

Alors, ce grand final ?

Sans remettre en question les choix d’E. S. Green – après tout, qui suis-je pour la juger ? -, je trouve que la fin se rapproche un peu trop de celle d’une célèbre saga de pirates dont je tairai le nom. Peut-être suis-je la seule à penser cela mais, ce qui est sûr, c’est que ce dénouement a manqué de surprises.

Heureusement, cela n’enlève rien à l’émotion du combat pour la justice et la liberté. Steam Sailors s’achève donc sur une note grandiose !

Autres livres d’E. S. Green

Steam Sailors, tome 1 : L’Héliotrope, E. S. Green
Steam Sailors, tome 2 : Les Alchimistes, E. S. Green