Éditeur : Drakoo
Date de sortie : 1er juin 2022
Genres : fantasy, aventures

Synopsis

Rien ne semble pouvoir arrêter l’ascension de la jeune Ptolomelle, la cantatrice la plus en vue de Carie-du-ciel. Non, rien.

À part la guilde des voleurs qui la fait chanter depuis l’enfance.
À part ce garde envahissant qui la suit partout après une nuit de beuverie.
À part sa sœur brillante mais dénuée d’émotions.
À part surtout le Danthrakon, un puissant grimoire, qui semble s’être pris de passion pour sa voix.

Les pouvoirs du livre magique sont-ils une bénédiction pour Ptolomelle ? Ou vont-ils sceller son destin ?

Critique

On remet ça !

Après La Baleine blanche des mers mortes, les éditions Drakoo m’ont proposé un second service de presse, du même illustrateur mais dans un genre très différent. Cette fois, pas de drame écologique, mais un grimoire qui n’en fait décidément qu’à sa tête !

Bon à savoir : ce cycle est le deuxième imaginé par les scénaristes Christophe Arleston et Olivier Gay, le premier étant simplement intitulé Danthrakon. De plus, chaque volume trouve sa propre conclusion. Ainsi, pas de frustration !

Bref, comme vous pouvez l’imaginer, je me suis laissé tenter par cette lecture pleine de fraîcheur et de légèreté. Un grand merci à la maison d’édition pour l’envoi !

Olivier Boiscommun dans un style plus coloré

C’est en grande partie pour retrouver le style de l’illustrateur que j’ai accepté cette collaboration. Et je ne suis pas déçue ! Chaque planche est une débauche de couleurs, une invitation au voyage. Mes yeux se sont régalés !

Voyez par vous-même :

Une intrigue légère…

Ce n’était pas pour me déplaire ! Entre deux gros pavés de fantasy, il n’y a rien de mieux qu’une lecture rapide et sans prise de tête. J’ai donc plongé avec envie dans le premier volume des Maléfices de Danthrakon. J’y ai trouvé de l’action, des rebondissements et, surtout, beaucoup d’humour !

Malheureusement, j’y suis restée insensible. Rien d’étonnant à cela, car ce n’est pas mon genre de prédilection. De plus, cet humour manquait selon moi de finesse. Dommage !

…qui part dans tous les sens

C’est le véritable bémol de cette bande dessinée. Si j’ai poursuivi ma lecture sans trop de difficultés, toujours aussi séduite par le style d’Olivier Boiscommun, je dois avouer que le scénario m’a laissée perplexe. Alors, c’est sûr, le rythme est une véritable réussite ; aventures rocambolesques et événements mélodramatiques s’enchaînent sans temps mort.

Toutefois, l’histoire manque d’approfondissement, de transitions, de nuances. Tel n’était certainement pas l’objectif des auteurs qui ont tout misé sur le second degré. Un choix que je comprends, mais que je n’approuve pas.

Du côté des héros

Comme le rythme est haletant, on s’attarde peu sur les personnages. En quelques traits de couleur, deux trois mots de présentation, le portrait est dressé. J’aurais pourtant apprécié que Ptolomelle, la Diva des Pics, soit plus creusée. Encore une fois, tel n’était pas le souhait d’Olivier Gay et Christophe Arleston.

En lieu et place, ils ont préféré ajouter des malfrats caricaturaux et une romance prévisible. Rien de bien grave compte tenu du style humoristique de la BD, ceci dit. Simplement, ce n’est pas ce que je recherchais !

Autres titres d’Olivier Gay et Olivier Boiscommun

Les Épées de glace, tome 1 : Le Sang sur la lame, Olivier Gay
Les Épées de glace, tome 2 : Le Châtiment de l’empire, Olivier Gay

La Baleine blanche des Mers Mortes, Aurélie Wellenstein & Olivier Boiscommun