Éditeur : Mnémos
Date de sortie : 26 août 2022
Genre : dark fantasy

Synopsis

Le monde des hommes est en train de s’effondrer. Et toutes les prières, tous les sacrifices, semblent incapables d’y remédier. L’humanité assiste, impuissante, à son crépuscule. Une dernière chose doit cependant être tentée. Une folie, à la hauteur de cette situation désespérée.

Chaque nation, chaque territoire a ainsi désigné son champion. Certains sont des sages, des savants, ou des dévots. D’autres sont des mercenaires, des aventuriers ou des chevaliers. Il y a même des rois et des reines… Ils ne se connaissent pas, ils ont parfois des intérêts contraires, mais ils ont été réunis pour former le groupe des parangons. Une escouade d’exception dont la mission représente la dernière chance de survie de leurs peuples respectifs.

Ensemble, ils vont devoir pénétrer la montagne sacrée, siège du palais souterrain des dieux. Et s’ils parviennent jusqu’aux éternels, malgré les dangers légendaires que renferme cet endroit, ils devront les convaincre de sauver leur monde agonisant. En les suppliant… ou bien en les défiant, si nécessaire.

Mais combien de parangons verront leur sang versé sur le chemin, pour permettre aux autres de continuer ?

En restera-t-il un seul, qui pourra prouver que l’humanité mérite vraiment d’être sauvée ?

Critique

Le dernier roman de Pierre Grimbert

Voilà un auteur dont j’ai déjà lu quelques écrits, non pas la célèbre saga Le Secret de Ji, mais Gonelore que j’avais beaucoup aimé. Bon, je ne me suis pas encore plongée dans le dernier tome, car il a un peu tardé à sortir, mais c’est prévu. Un jour prochain !

Quoi qu’il en soit, Pierre Grimbert est pour moi une valeur sûre. Sa plume m’a très rapidement séduite ; elle est travaillée, mais aussi très fluide. Je n’ai donc pas hésité une seule seconde à accepter la proposition de service de presse des éditions Mnémos pour Le Sang des Parangons. Un grand merci pour cet envoi !

On aurait pu croire qu’une descente dans la montagne sacrée serait ennuyeuse…

Eh bien, ce fut tout le contraire ! Malgré un objectif répétitif – descendre toujours plus bas pour rencontrer les dieux – l’histoire est loin d’être linéaire. Déjà, parce qu’elle inclut de nombreuses péripéties, pour la plupart mortelles.

D’ailleurs, à ce propos, sachez que Le Sang des Parangons comporte des scènes de combat violentes. Le sang ne gicle pas de partout, toutefois le désespoir accable rapidement les héros, ce qui confère une sensation d’oppression au roman. Une sensation bien évidemment voulue par Pierre Grimbert, mais dont la noirceur pourrait en rebuter certains. Vous voilà prévenu !

Néanmoins, si le récit est aussi dynamique, c’est avant tout parce que…

L’auteur multiplie les points de vue

À ceux qui exècrent les romans chorals, je leur conseille de passer leur chemin. En effet, celui-ci réunit les champions de toutes les nations dans l’espoir de sauver l’humanité. Et ça en fait, du monde !

Pierre Grimbert ne développe pas tous ses personnages, cependant il apprécie s’attarder sur certains d’entre eux, une petite vingtaine environ. Le nombre peut paraître excessif, surtout pour un one-shot de 320 pages, mais je n’ai pas été perdue un seul instant. Chaque héros possède sa propre identité, sa propre histoire ! Et l’auteur n’hésite pas à la raconter, qu’elle soit extraordinaire ou insignifiante, qu’elle appartienne à un stratège ou à une esclave. Tous sont passés au crible !

Pour moi, ces passages étaient aussi passionnants que l’action elle-même. En plus de creuser la personnalité des héros, ils mettent en évidence toute leur complexité. Sans eux, Le Sang des Parangons n’aurait pas la même saveur !

Le seul hic ? Ils tombent comme des mouches ! Comme je l’ai dit, les dangers sous la montagne sont infinis. Nombreux sont ceux qui y rencontreront la mort. Alors, bien sûr, lorsque l’on s’attache à l’un d’eux… Aïe !

Quand le mystère s’épaissit

Plus j’avançais dans ma lecture, plus je me demandais ce que cachait réellement cette montagne. D’étranges créatures hantent ses galeries, mais ce n’est peut-être pas le pire. La folie s’empare des champions, la magie provoque d’étranges phénomènes, la mort est partout ! Mais nul ne sait vraiment ce qui se passe…

Après m’être intéressée aux personnages durant les deux premiers tiers du livre, j’ai fini par me poser des questions. Je voulais percer les mystères de cet univers si restreint que les héros n’ont nulle part où se cacher. Et, par-dessus tout, je craignais de ne pas obtenir de réponses !

Alors, ce dénouement ?

Ce qui est sûr, c’est que je ne m’attendais pas à ça. Rassurez-vous, les explications sont bien là. Mais elles sont à l’image de tout le roman : sombres et inattendues. En un mot, étranges ! À l’heure où j’écris ces lignes, je ne sais toujours pas si le final m’a plu.

Ce que je sais, en revanche, c’est que Le Sang des Parangons fut une lecture fascinante à la fin étonnante !