Editeur : Pocket jeunesse
Date de sortie : 6 avril 2017
Genres : dystopie (jeunesse), romance

Synopsis

Au-delà de la barrière, l’hiver approche. Il va me falloir trouver des vivres, un abri. Et des alliés. Mais je dois aussi faire un choix : oublier ma vie d’avant, me venger de ceux qui m’ont trahie… ou mener la révolution ?

Je ne suis plus une Westfall ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.

Critique

Qu’y a-t-il au-delà de la barrière ?

Après avoir laissé Ivy seule et désarmée à la fin du premier tome, je n’avais qu’une hâte : dévorer la suite qui s’annonçait riche en évènements ! Car, désormais,  la jeune fille n’a plus le temps de s’appesantir sur la trahison de ses proches. Une seule préoccupation importe : survivre dans ce monde hostile.

J’avoue avoir oublié l’existence de Mark jusqu’au moment où il a ressurgi dans l’histoire. Cette coïncidence était-elle de trop ? Je ne pense pas, puisque ce personnage symbolise bien la rupture avec la sécurité, somme toute relative, de Westfall. En dehors de la ville, il n’y a plus ni loi, ni respect. Chacun est libre, mais cette liberté a un prix : celui du plus fort.

Heureusement, l’auteure n’a pas versé dans le sanglant ou le dramatique. Car, avouons-le, le cas d’Ivy aurait pu être bien pire. Elle aurait pu frôler la mort à maintes reprises, s’apitoyer sur son sort, chercher à retrouver Bishop, mais non. Pour autant, Amy Engel n’a pas transformé notre héroïne en une autre personne, puisque sa force – celle qui la caractérisait déjà auparavant – est désormais tout entière tournée vers sa survie.

En bref, une transition extrêmement bien maîtrisée, qui ne fait que renforcer la crédibilité du récit.

Une histoire d’amour qui traîne un peu en longueur

Si vous avez lu ma critique du premier volet, vous savez certainement que l’histoire d’amour entre Ivy et Bishop ne m’a pas totalement emballée. Et comme prévu, l’auteure a remis ça : toujours aussi têtue, Ivy refait les mêmes erreurs qu’autrefois et leur relation piétine… encore ! Etait-ce vraiment nécessaire ? Je n’en suis pas convaincue.

En effet, à ce stade, Ivy et Bishop ont conscience de la profondeur des sentiments qui les lient. Je n’ai donc pas compris cet acharnement de l’auteure à « faire durer le plaisir ».

Une force indéniable

S’il y a bien un point que j’ai particulièrement apprécié dans cette saga, c’est la complexité de ses personnages. Ceux-ci étant peu nombreux, l’auteure a eu tout le temps de les approfondir, de développer leur personnalité.

J’ai déjà abordé le cas d’Ivy – fragile et courageuse à la fois ! –, mais d’autres sont tout aussi intéressants. Callie, par exemple, est tombée dans le piège de la haine. Son père, qui ne s’est jamais remis du suicide de sa femme, l’a en quelque sorte poussée vers un but malsain ne pouvant conduire qu’à la guerre. Quant au président Lattimer, il est surtout victime de ses propres choix, qu’il a passé sa vie à regretter. Liés malgré eux, ces personnages ont une histoire tragique qui s’inscrit terriblement bien dans la réalité qui est la leur.

Bon, peut-être Ash et Caleb étaient-ils un peu trop faciles à amadouer. Et Bishop, bien trop parfait, mais je n’en tiens pas rigueur à Amy Engel. Après tout, il représente l’homme idéal, celui dont rêvent toutes les femmes.

Tenue en haleine jusqu’à la dernière page !

Certains bouquins me hantent longtemps après ma lecture, tandis que d’autres sombrent dans l’oubli, aussitôt la dernière page tournée. Néanmoins, The revolution of Ivy n’entre dans aucune de ces catégories. Alors que je ne m’y attendais pas, j’ai refermé ce livre avec un sentiment d’achèvement complet.

Car, pour ma plus grande joie, la fin de cette série est aux antipodes de celles, bien trop utopiques, des livres jeunesse. A mes yeux, chaque action, chaque scène a sonné juste !

Du même auteur

The book of Ivy (tome 1), Amy Engel

Publicités