Editeur : Pocket jeunesse
Date de sortie : 3 novembre 2016
Genre : dystopie (jeunesse)

Synopsis

Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ?

Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule mission : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Je me prépare pour ce moment depuis toujours. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes, car les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…

Critique

Lorsque la quatrième de couverture n’en dévoile pas suffisamment…

Cette saga dystopique ayant fait le tour de la blogosphère, impossible pour moi de la rater ! Il faut dire que je l’avais remarquée dès sa sortie aux éditions Lumen. A l’époque, je l’avais simplement notée quelque part dans un coin de ma tête, pour y revenir plus tard.

J’ai donc profité de sa réédition au format poche – merci Pocket jeunesse ! – pour me lancer dans cette duologie qui, je dois bien l’avouer, était pleine de promesses. Mais, alors que l’on m’annonçait complots, trahisons et rébellion, j’y ai plutôt découvert une histoire d’amour, certes très belle, mais un peu trop présente ! En effet, on ne fait jamais qu’effleurer l’intrigue principale, à savoir les tentatives de la famille Westfall pour prendre le pouvoir, ce qui m’a considérablement frustrée !

Bref, une énorme déception sur ce point ! Néanmoins, j’ai fini par me faire une raison pour m’intéresser à la romance naissante entre Ivy et Bishop…

Une histoire à la Roméo et Juliette

Si j’ai apprécié de voir les sentiments de nos deux héros évoluer au fil de ma lecture, il m’est arrivé de lever les yeux au ciel à plusieurs reprises. Selon moi, l’auteure est de temps à autre tombée dans le piège du too much. C’est le cas, par exemple, lorsqu’Ivy développe une attirance, somme toute prévisible, pour son mari… tout en s’interdisant de le toucher. Cela manquait cruellement de subtilité ! Et c’est sans parler du jeu « action ou vérité » ou des multiples scènes de pelotage. Quels clichés !

Même s’il n’y a pas de lenteurs dans ce livre – en 300 pages, cela paraît difficile –, je me suis presque ennuyée à certains moments, le couple tournant littéralement en rond, alors que de plus grands enjeux étaient abordés en arrière-plan.

Ceci dit, la trame générale fonctionne ! Imaginez un instant un mariage forcé entre deux personnes que tout oppose – leur naissance, leurs envies et, surtout, leur famille ! – et que, malgré toutes ces divergences, elles en viennent à s’aimer. Voilà, le décor est planté ; c’est beau, c’est improbable et ça fait rêver ! Tous les ingrédients étaient donc réunis pour faire de cette romance un véritable succès, en particulier auprès de la gent féminine.

Une intrigue assez linéaire

Comme mentionné plus haut, le récit est uniquement centré sur la mission dévolue à Ivy et les réticences de cette dernière à l’accomplir. Et c’est avec joie que je l’ai suivie dans ses questionnements, ses doutes et cette terrible révélation : elle se sent incapable de tuer Bishop !

Pour autant, son rôle s’inscrit dans un plan qui la dépasse et j’ai trouvé dommage qu’Amy Engel n’exploite pas davantage cet aspect de l’intrigue, ainsi que les dissensions entre les clans Westfall et Lattimer. C’est comme si le cadre posé n’était qu’un prétexte pour raconter une belle histoire d’amour. Pourquoi ne pas avoir mélangé les genres, tout simplement ?

Un final qui ne verse pas dans la facilité

Si j’avais deviné l’essentiel du dénouement de ce premier volet, j’ai dévoré avec frénésie les derniers chapitres, qui réservent tout de même quelques surprises. J’ai ainsi découvert en Ivy une jeune fille courageuse, prête à tout pour protéger les gens qu’elle aime.

En conclusion, je n’ai qu’un seul souhait pour la suite : que l’auteure soit parvenue à mieux doser son intrigue. A voir, donc !

Du même auteur

The revolution of Ivy (tome 2), Amy Engel

Publicités