Éditeur : Le Héron d’Argent
Date de sortie : 13 mars 2019
Genre : urban fantasy

Synopsis

« Aujourd’hui, je suis morte. »

Amélia Pratt était une simple domestique, pauvre et sans avenir. Mais par une froide nuit d’hiver de l’année 1850, un homme la précipite dans la mort.

Elle renaît alors sous les traits de Red Death, l’une des sept petites faucheuses. Désormais, son rôle est de pourchasser les esprits errants et les fantômes. Et à ce petit jeu-là, elle est la meilleure !

Pourtant, elle n’a pas choisi l’Ankou le plus docile pour la seconder dans sa tâche. En effet, le beau Rain n’est autre que son propre meurtrier, désormais contraint de lui obéir pour l’éternité…

Entre complots, dangers et trahisons, parviendra t-elle à accomplir son rêve : devenir la prochaine Grande Faucheuse du Sanctuaire de la Mort ?

Critique

Une couverture qui attire l’oeil

Cette année, lors de mon excursion à Trolls & Légendes, je me suis laissé tenter par une saga d’urban fantasy dont les illustrations, réalisées par l’auteure elle-même, m’ont séduite au premier regard.

Je suis donc repartie avec mon exemplaire et une jolie dédicace !

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Quand la Mort frappe à votre porte

Dès le prologue, J. Robin donne le ton. Entre trahisons, meurtres et rébellion, le lecteur comprend rapidement ce qui l’attend. J’ai beaucoup aimé cette partie, étais même impatiente de pénétrer plus avant dans cet univers où Faucheuses, Guerriers de l’Apocalypse et Ankous se disputent la vedette. Si ces figures me sont familières, j’ai plus apprécié encore la manière dont l’auteure s’est réapproprié la mythologie dédiée à la mort. Une réussite !

Lentement, mais sûrement

Si le prologue m’a donné envie de poursuivre ma lecture, l’univers mis l’eau à la bouche, les débuts de l’histoire, en revanche, m’ont un peu effrayée. En effet, nous suivons essentiellement Amélia dans son quotidien de faucheuse, qui se révèle répétitif par bien des aspects ; des âmes à expédier dans l’au-delà, encore et encore !

Bref, la lassitude a rapidement pointé le bout de son nez, même si J. Robin met à profit ces passages pour développer la relation qu’Amélia entretient avec Rain, son Ankou… et son meurtrier, accessoirement. Comme vous pouvez vous en douter, c’est plus que malsain ! Néanmoins, à ce stade de l’histoire, je ne m’étais pas encore attachée aux personnages, donc j’avais plus qu’hâte de passer à la suite. Pour autant, je reconnais que cette relation houleuse est porteuse de bonnes promesses pour le second volet.

Dans le vif du sujet

Et l’on peut dire qu’à ce moment-là, J. Robin envoie du lourd ! Tout à coup, des enjeux plus complexes font leur apparition, et l’on se retrouve embarqué dans des événements qui nous dépassent… ainsi que les personnages ! 

Le sanctuaire de la Mort est au cœur de bouleversements qui conduiront l’intrigue jusqu’à son apogée. Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler, mais j’ai été largement convaincue par cette seconde partie.

Alors, je n’attends plus qu’une chose : me lancer dans le deuxième numéro, intitulé La Santa Muerte !