Éditeur : Plume Blanche
Date de sortie : 27 novembre 2020
Genre : heroic fantasy

Synopsis

Depuis la Tour, leur demeure, les Aînés et leurs Maîtres veillent sur les Sept-Royaumes.

Être appelé à les servir est un honneur, se lier à l’un de ces dieux est le rêve.

Il en existe toutefois un pour lequel personne ne nourrit la moindre ambition : Asroth, l’incarnation de la Mort, qui entraîne l’esprit de ses Maîtres, l’un après l’autre, vers les ténèbres et nourrit leur âme du sang de la guerre…

Critique

Une nouvelle lecture pour le PLIB

C’est avec plaisir que je poursuis ma découverte des sélectionnés pour le PLIB avant le vote qui déterminera les 5 finalistes. Ainsi, après La Ville sans vent, j’ai choisi de sortir Les Aînés de ma PAL, livre gentiment dédicacé par l’auteure à Mon’s Livre 2019 :

Ma binôme de toujours Saiwhisper m’a accompagnée tout au long de cette lecture. Vous pouvez déjà consulter son avis sur son blog. Quant au mien, il sera découpé en trois parties, chacune correspondant à un cycle de ce premier volet.

Premier cycle : un presque coup de cœur !

Ah, ces dragons ! Contrairement à ma binôme, ils ne m’ont jamais lassée. Régulièrement, je me plonge dans des histoires qui les mettent en scène et, la plupart du temps, je me régale. Je vous conseille d’ailleurs la saga L’Âge du feu dont j’ai lu le premier tome cet été.

Mais revenons aux Aînés. Comme dans beaucoup d’autres romans du genre – le plus connu d’entre eux étant Eragon -, chaque dragon est lié à un humain. Ce cliché est toutefois brillamment revisité par Serenya Howell. Ainsi, à chaque nouveau cycle, les dragons renaissent et se choisissent un nouveau Maître dont ils s’imprègnent. Les personnalités de l’un et l’autre sont donc, en principe, en parfaite adéquation. Mais que faire lorsqu’Asroth, le dragon Mort, s’éveille à votre contact ?! C’est justement ce qui arrive à Dënorh, un jeune homme désespéré à l’idée de servir l’ennemi ancestral de son royaume…

Je me dois de le souligner : ce premier cycle est davantage dans l’introspection que dans l’action, ce qui n’est en rien un défaut. Bien évidemment, certains rebondissements viennent ponctuer le récit, mais l’histoire est centrée sur les relations, tantôt conflictuelles, tantôt amicales, qu’entretiennent Dënorh et Asroth. Ce fut un réel plaisir de les suivre, de les voir espérer, sombrer et se battre, ensemble, pour de nouveaux idéaux. C’est comme s’ils parvenaient à s’équilibrer en dépit de leurs oppositions.

Mon seul regret ? Ne pas en savoir plus sur les Pointes Maudites, les terres sur lesquelles règne Asroth depuis des décennies. Néanmoins, cela devrait s’arranger dans le tome 2…

Deuxième cycle : mon intérêt est légèrement retombé, avant d’être ravivé

Mon ressenti ne m’étonne guère, puisque ce deuxième cycle reprend les éléments du premier, mais d’un autre point de vue. Or, j’ai moins apprécié ce second narrateur – je préfère taire son identité -, car je l’ai trouvé trop sensible, trop fragile. Il a passé bien trop de temps à s’apitoyer sur son sort, selon moi !

Toutefois, son histoire est tout aussi intéressante que celle de Dënorh. Le hic, c’est que l’on connaît les dessous de l’intrigue. Enfin, presque puisque ce cycle va plus loin que le précédent. Et j’ai adoré en connaître le dénouement !

C’est également dans ce cycle que nous faisons la connaissance de Lëysha, le dragon Vie. Et je tiens à souligner le talent de l’auteure quant à la construction de ce personnage singulier. Lëysha est à la fois gentille et manipulatrice, égoïste et généreuse. Cependant, en dépit de sa complexité, je ne me suis pas attachée à elle ; je comprends certes ses motivations, mais je n’approuve pas ses actes. Elle n’en reste pas moins un dragon qui sort de l’ordinaire.

La nature de sa relation avec Asroth, même si elle est à peine dévoilée, est par ailleurs des plus passionnantes !

Troisième cycle : beaucoup de lenteurs, mais un scénario intéressant

C’est le cycle qui divisera tous les lecteurs, car il est totalement indépendant des deux premiers. J’ai d’ailleurs appris qu’à l’origine, ceux-ci ne formaient qu’un seul tome et que le troisième constituait un volet à part entière.

Comme Saiwhisper, j’ai eu du mal à rentrer dans cette nouvelle histoire. Même si elle nous en apprend beaucoup sur les dragons, leur nature, leurs pouvoirs, elle est aussi très lente. De plus, le nombre de personnages ne fait qu’augmenter et je my suis perdue par moments ! Fournir autant de détails était-il vraiment nécessaire ?

En outre, j’ai fini par me demander où Serenya Howell voulait en venir, cherchant un sens caché à ce dernier cycle. Et puis… Un rebondissement est survenu ! J’ai alors tourné les pages avec envie, me réjouissant des changements qu’il apportait. Bon, peut-être aurait-il fallu réduire les premiers chapitres mais, en définitive, je suis contente d’avoir persévéré. J’ai dévoré le final !

Et la suite ?

Elle m’attend bien sagement dans ma bibliothèque. J’ai en effet eu la chance de pouvoir acquérir le tome 2 en avant-première via le pack Plume Blanche 2021. A l’heure où vous lisez ces lignes, je n’ai pas encore eu l’occasion de me plonger dedans, mais il me tarde d’y être, car il est plein de promesses…