Éditeur : M+
Date de sortie : 31 mars 2022
Genre : heroic fantasy

Synopsis

Depuis des siècles, la paix et la justice de Gladsheim se propagent dans les royaumes d’orient. Le roi Gylfi, le plus Puissant parmi les Puissants, en assure la stabilité par les Questes de ses Marcheurs.

Les guerres sont oubliées et les Arts se développent, étendant toujours plus les Pouvoirs et la science des Maîtres.

Bryan, Premier Marcheur, est arraché à une Queste dans les brûlants déserts du sud par Snorri, le Sculpteur. Pendant son absence, Gylfi a disparu. Les ordres établis sont menacés et la perspective d’affrontements oubliés resurgit. Derrière le Trône, dissimulés, la Nuit et ses enfants tissent leurs complots au-delà des frontières et menacent l’existence des royaumes.

Entre alliances et trahisons, se révèlent de nouveaux Pouvoirs au cours de la plus redoutable Queste du Premier Marcheur.

Critique

Connaissez-vous les éditions M+ ?

Personnellement, je n’avais jamais entendu parler de cette maison d’édition avant de recevoir un mail me proposant l’une de ses dernières parutions en service de presse : Journal du Premier Marcheur, premier tome de la saga Dragon de sable. Est-ce que le titre m’a aussitôt intriguée ? Bien sûr, il contient le mot « dragon » !

Quant au synopsis, il a achevé de me convaincre. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai accepté la proposition. Je tiens à remercier les éditions M+ pour l’envoi du roman, même si… eh bien, malheureusement, ce ne fut pas une lecture à la hauteur de mes attentes. Le potentiel est bien réel, je le reconnais, néanmoins cela n’a pas suffi.

Des débuts si prometteurs

Dans le premier chapitre, un homme sculpte une porte en plein désert afin de créer un raccourci dans l’espace. Quelle mise en bouche ! Captivée, j’étais prête à tourner les pages pour en découvrir davantage. Sur l’univers, les pouvoirs de chacun, les intrigues du royaume. Et la disparition du roi !

Après quelques détours pleins de dangers, Marc Ismier entre directement dans le vif du sujet en nous invitant au palais de Gylfi. Là où complots et manigances se jouent. Bref, tous les éléments étaient réunis pour faire de ce premier volet une lecture haletante.

Ennui, quand tu nous tiens !

Malgré un univers intéressant et quelques scènes d’action dans le premier quart du livre, j’ai rapidement trouvé le temps long. L’auteur n’est pas pressé, c’est indéniable ; sa plume est très descriptive, chose courante dans un roman de fantasy, toutefois je vous rappelle que je m’ennuie très vite. Il me faut plus que de jolis décors et deux ou trois dialogues pour maintenir mon intérêt éveillé. Aïe !

Le pouvoir de Bryan, le héros, fut également une déception. Je ne vous spoilerai pas en disant qu’il est capable de Marcher – oui, avec un grand M – ce qui lui permet d’avaler les kilomètres en un temps record sans ressentir trop de fatigue. Pratique en théorie, mais très ennuyant dans les faits ! Disons qu’on en a vite fait le tour.

Ainsi, pendant la majorité de l’histoire, Bryan parcourt le royaume, se rend d’un point à un autre afin de découvrir ce qui est arrivé au roi. 

Quand, enfin, survient l’action…

…elle est bien vite balayée ! J’ai eu l’impression que l’auteur recommençait tout à zéro, qu’il jetait les 150 pages précédentes aux oubliettes, et c’est ce qui m’a définitivement perdue. Je ne peux malheureusement vous en dire plus, mais sachez que ce « tournant » a marqué la fin de tous mes espoirs.

Résultat : plus aucun attrait pour l’histoire ! Les trahisons ne me faisaient ni chaud ni froid, d’autant que l’on manque cruellement d’explications. D’un côté, Marc Ismier développe avec moult détails les voyages de son héros, de l’autre il survole les événements importants. Quelques pages, et c’est plié !

En fin de compte, l’intrigue paraît très fouillis, tant les déplacements sont nombreux. La suite devrait bien entendu démêler cet imbroglio de nœuds, néanmoins je n’ai pas l’intention de m’y plonger.

Et côté personnages ? 

Le récit étant écrit à la première personne, il se cantonne aux pensées et aux actions de Bryan. Comme l’ennui m’a rapidement saisie, j’avoue ne pas m’être attachée à lui, ni même aux autres personnages.

Pourtant, j’étais séduite par l’idée de rencontrer des membres des différentes castes, notamment les Enfants de la Nuit. Cependant, l’auteur s’attarde peu sur leurs pouvoirs ou, lorsqu’il le fait, ne donne pas beaucoup d’explications. Alors que le système global me semblait complexe au départ, il s’est finalement résumé à « C’est magique ! ».

En outre, les relations entre les personnages manquent de profondeur. Bryan tisse par exemple des liens trop facilement avec un jeune orphelin dont je tairai le nom. De même, tout le monde semble l’apprécier sans pour autant l’avoir rencontré auparavant. Selon moi, il s’agit de maladresses dues à une plume encore très jeune qui peine à décrire les subtilités des relations humaines.