Editeur : Bragelonne
Date de sortie : 15 novembre 2017
Genre : dark fantasy

Synopsis

Çeda est désormais une Vierge du Sabre, une guerrière d’élite. Tandis que les Rois de Sharakhaï lui confient des missions pour consolider leur pouvoir, la jeune fille s’efforce de découvrir leurs secrets. Elle connaît déjà la terrible histoire des asirim, et lorsqu’un lien se crée entre eux, leur douleur devient la sienne. Les asirim veulent briser leurs chaînes, or ils sont soumis à la volonté des dieux et n’ont d’autre choix que d’obéir.

L’atmosphère de Sharakhaï est plus délétère que jamais. Quand Çeda et son ami Emre sont impliqués dans un complot ourdi par un mage de sang, ils font une incroyable découverte qui pourrait bien renverser l’ordre établi. Mais malheur à ceux qui s’opposent aux Rois immortels et aux Vierges aux sabres d’ébène…

Critique

Une lecture prévue pour janvier… ou pas !

C’est avec un peu de retard que je me suis lancée dans la lecture de ce deuxième volet. Il faut dire qu’avec mon binôme – sa chronique est disponible ici – , on a eu du mal à trouver un créneau. Mais c’est désormais chose faite et… Quelle claque !

Sincèrement, Le Sang sur le sable n’est pas passé loin du coup de coeur.

Au centre de l’intrigue, enfin !

Souvenez-vous : j’avais émis quelques réserves à propos du tome 1, essentiellement parce qu’il m’avait paru introductif et ce, en dépit de ses 575 pages. J’avais également relevé un problème de rythme suite à l’insertion de trop nombreux flashbacks, me donnant l’impression que l’héroïne vivait davantage dans le passé que dans le présent.

Mais, dans ce deuxième opus, l’auteur rentre enfin dans le vif du sujet ! Les retours en arrière sont plus anecdotiques, ce qui leur confère justement un sens tout particulier. En outre, l’intrigue est moins hasardeuse ; ce n’est plus la chance ou l’impulsivité de Çeda qui la fait avancer, mais bien des machinations sans commune mesure.

Ceci étant dit, le rythme n’est pas plus soutenu que précédemment, et heureusement, car l’histoire est complexe, l’univers dense, les complots finement orchestrés.

J’ai fait la connaissance des Rois de Sharakhaï…

…et je suis conquise ! Ce sont des personnages fascinants, tant pour leurs pouvoirs que pour les ambitions, parfois démesurées, qui les animent. J’ai été plus qu’heureuse d’en apprendre davantage à leur sujet, que ce soit par l’intermédiaire de Çeda… ou non ! En effet, Bradley P. Beaulieu n’hésite pas à adopter de nouveaux points de vue, et j’approuve complètement son choix.

Le seul bémol, selon moi, c’est l’absence d’une liste des Rois, car il est difficile de se repérer parmi la multitude. Sans compter que chacun peut être désigné de plusieurs façons : par son nom, mais aussi par sa fonction, son pouvoir ou un surnom populaire.

Venons-en à Çeda, à présent. La voilà confrontée à des choix difficiles, à des conspirations qui la dépassent. Ses tourments intérieurs ne seront pas apaisés, mais les tensions politiques de Sharakhaï lui permettront peut-être de préparer sa vengeance. En parallèle, nous suivons les manigances d’Emre, les mésaventures de Ramahd et, enfin, les déboires de Davud.

Ces points de vue confèrent une dynamique rare à l’histoire, car si les personnages empruntent des chemins différents, leurs décisions ont une incidence directe sur les autres. Bref, c’est du grand art ! Je me demande encore comment l’auteur est parvenu à créer son scénario, tant les destins de ses héros s’entremêlent.

Vivement la suite !

Le final est une apothéose ! Il annonce de grands changements pour la suite, un peu comme à la fin du premier numéro, ce qui me donne très envie de découvrir le troisièmeLe Voile de lances. Et, qui sait, j’aurai peut-être un coup de cœur…

Du même auteur

Sharakhaï, tome 1 : Les Douze Rois de Sharakhaï, Bradley P. Beaulieu
Sharakhaï, tome 3 : Le Voile de lances, Bradley P. Beaulieu