Éditeur : Élixyria
Date de sortie : 16 février 2022
Genre : heroic fantasy

Synopsis

Joakim, adolescent talentueux et idéaliste, a grandi à Saas, petit domaine matriarcal perché dans les montagnes de l’ouest dont les autres châtellenies de la Vallée se moquent. Depuis toujours, il aspire à devenir le champion du tournoi d’Andorra.

Kara l’a initié au combat. Elle l’a formé et nourri de ses rêves. Femme chevalier dans un monde dominé par les hommes, elle vit à travers Joakim ce qu’elle ne peut entreprendre elle-même. Par ce tournoi, elle fonde en lui l’espoir du changement.

Dans la forêt d’Andorra, ils vont croiser Zellaelis, un jeune orphelin aux pouvoirs étranges. La magie va alors ébranler leurs certitudes.

Un passé oublié, un étranger à la recherche de mystérieux parchemins, un amour interdit, l’ombre d’un fléau sans précédent : une fabuleuse épopée médiévale vous attend.

Critique

Une opportunité qui ne se refuse pas

Une maison d’édition encore inconnue, un synopsis attrayant, une promesse de folles aventures : voilà ce que j’ai trouvé dans la proposition de service de presse de Charlotte Reichenbach pour son premier roman, Andorra. Comme vous pouvez l’imaginer, je me suis empressée d’accepter, et je ne suis pas déçue du voyage !

Un grand merci à l’auteure pour sa confiance !

De l’heroic fantasy moderne

Je le répète une fois de plus : je m’éloigne de plus en plus des classiques du genre. Aujourd’hui, j’apprécie davantage l’originalité que les codes traditionnels de l’heroic fantasy. Certains auteurs tentent néanmoins de les renouveler, et Charlotte Reichenbach est de ceux-là !

Dans La Cité des Âmes, vous retrouverez bien quelques clichés comme un univers médiéval, des chevaliers tout feu tout flamme, des joutes équestres au cours desquelles ils peuvent se distinguer et, surtout, une prophétie. Et pourtant, pas d’ennui à l’horizon !

C’est par petites touches que Charlotte Reichenbach parvient à moderniser son histoire, comme avec la romance qui n’est pas celle attendue, par exemple. Et puis, n’oublions pas le rythme qui se veut particulièrement dynamique, loin des grands récits qui prennent leur temps !

De multiples points de vue

Voilà ce qui fait le succès de ce premier tome, selon moi. Entre l’apprenti chevalier qui s’en va défendre l’honneur bafoué de sa bourgade, l’enfant aux pouvoirs aussi mystérieux que dévastateur et l’homme venu de l’autre côté du désert pour poursuivre une quête vieille de plusieurs siècles, eh bien il y a de quoi faire !

Héros par nature, Joakim constitue un bon point d’ancrage, raison pour laquelle son histoire demeure un fil rouge tout au long du roman. Toutefois, cette intrigue s’imbrique dans d’autres, bien plus secrètes, bien plus sombres. Et c’est en refermant le livre que je me suis rendu compte de sa complexité ; Charlotte Reichenbach a construit sa trame petit à petit, et je ne me suis aperçue de rien !

Seul inconvénient : j’aurai sûrement un peu de mal à raccrocher les wagons quand viendra le moment de lire le deuxième volet !

Pour conclure : un tout qui fonctionne très bien !

La Cité des Âmes, c’est un cocktail détonnant, et pas seulement au niveau des personnages. Charlotte Reichenbach a trouvé l’équilibre parfait : un soupçon de magie, quelques mystères impénétrables et beaucoup, beaucoup d’action.

Le plus frustrant ? On obtient peu de réponses dans ce premier volume, mais ça donne envie de lire la suite. Incontestablement une réussite !