Editeur : Chat Noir
Date de sortie : 3 novembre 2014
Genres : urban fantasy, uchronie

Synopsis

Avoir découvert ce qu’il s’était passé pendant ces cinq années effacées de sa mémoire n’a pas aidé Néa à comprendre ce qu’elle était devenue. Après une vengeance et une trahison, voilà qu’elle se retrouve abandonnée dans un cimetière, entourée de cadavres et de forces de l’ordre un rien agressives.

Beaucoup trop d’obstacles sur la route de cette jeune fille qui la ralentissent dans sa quête de vérité : découvrir enfin sa nature et pourquoi la Mort rôde ainsi autour d’elle.

Critique

Un virage à 180°

Dans ce second tome – qui arbore, selon moi, la plus belle des trois couvertures –, l’auteur prend un nouveau tournant, nous faisant découvrir un pan inconnu de l’intrigue grâce à un chevalier de l’Eglise, dans le courant des années 1100. Euh, un chevalier ? Et oui, tout comme vous, j’ai été quelque peu surprise… avant de me rappeler l’avertissement de l’éditeur : Jean Vigne n’hésite pas à faire des choix audacieux, et je dois avouer que c’est plutôt réussi.

Pourtant, j’ai eu un peu de mal à suivre cette histoire en parallèle. Elle me paraissait si éloignée de celle de Néa et un tantinet tirée par les cheveux – vous en connaissez beaucoup des hommes qui suivent aveuglément une vieille sorcière dans l’espoir de ressusciter sa famille assassinée ? Et puis, je n’avais vraiment qu’une hâte : retrouver Néa.

Mais je dois le reconnaître : les aventures du chevalier Guinard parviennent à donner un second souffle au récit, lui conférant une tout autre dimension. Et ces chapitres que je lisais à son sujet sans trop d’intérêt, au départ, ont fini par dessiner une véritable trame à travers les siècles ! D’ailleurs, Jean Vigne revisite à cette occasion de très grands classiques

Quelques lieux communs qui persistent

Bien qu’il ait  fait preuve d’une grande originalité jusqu’ici, Jean Vigne a tout de même usé de clichés qui, sans nuire à l’histoire, ne l’enrichissent pas non plus. J’ai ainsi pu souhaiter la bienvenue aux vampires – et oui, c’est aussi une histoire de canines et de sang ! – et aux fantômes (déjà présents dans le premier tome) en quête de la Lumière. Bon, pendant une fraction de seconde, j’ai cru me retrouver dans Ghost Whisperer, mais ce n’était qu’une fausse alerte. Heureusement !

En bref, malgré une ou deux frayeurs qui se sont révélées sans fondements, j’ai bien apprécié ce deuxième volet. Et me voilà à l’aube du troisième qui s’annonce prometteur car par deux fois l’auteur est parvenu à m’offrir un final grandiose ! Comment ne pas en redemander ?

Des personnages qui n’ont pas changé

Si c’est avec plaisir que j’ai retrouvé Néa et ses répliques trempées dans l’humour noir, j’ai dû endurer l’apparition de nouvelles caricatures. C’est le cas, par exemple des trafiquants de drogue, personnages secondaires finalement, qui ressemblent trait pour trait à Bezan et ses acolytes. Un brin dérangeant lorsque l’on sait à quel point la personnalité de Néa, ou même celle de Sylva, est bien plus développée !

Une légère incohérence

Parce que j’aime les univers bien construits, les intrigues bien ficelées, je n’ai pu m’empêcher de remarquer un non-sens : l’un de personnages – j’éviterai de préciser lequel – certifie à Néa qu’il n’a jamais ramené de mort à la vie… avant de lui affirmer le contraire, quelque 20 pages plus tard. Je vous avoue que je ne comprends toujours pas…

Du même auteur

Néachronical, tome 1 : Memento Mori, Jean Vigne
Néachronical, tome 3 : Manus Dei, Jean Vigne

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