Editeur : Nathan
Date de sortie : 31 août 2017
Genre : post-apocalyptique (jeunesse)

Synopsis

Dans un monde recouvert par les flots, une seule chance de survie : embarquer pour l’espace.

Gary Cook a grandi sous le pont des Oubliés, l’un des derniers refuges sur la Terre condamnée. À quinze ans, il passe le plus clair de son temps avec Max et Elliott à bord du Neptune, leur petit bateau de pêche. Les trois amis rêvent de prises fabuleuses et d’aventure. Autour d’eux, pourtant, le monde touche à sa fin.

Au loin, d’immenses navettes surgissent de la mer pour fuir dans l’espace. Des navettes auxquelles les Oubliés n’ont pas accès. Mais Gary apprend que, pour la première fois, l’équipage vainqueur de la terrible course fantôme gagnera sa place à bord.

S’ils veulent faire partie du voyage, Gary, Elliott et Max vont devoir prendre tous les risques…

Bande-annonce

Critique

Dans un monde bientôt sous les eaux…

Avant même le jour de sa sortie, Gary Cook me faisait déjà envie. J’ai cependant résisté plusieurs mois avant de l’acheter, attendant de voir émerger les avis, pas toujours positifs, de la blogosphère. Et puis, n’y tenant plus, je me suis lancée ! Est-ce que je le regrette ? Pas du tout !

À mes yeux, ce récit post-apocalyptique est différent de tous ceux qui existent déjà. Certes, notre monde est en train de s’écrouler, mais ce n’est pas à cause d’un virus, de zombies ou d’une intelligence artificielle. Non, c’est simplement la nature qui reprend – lentement, mais sûrement – ses droits avec la montée des eaux.

Bref, avant même d’ouvrir ce premier volet, le contexte m’avait déjà séduite. Un bon point pour Gary Cook, non ?

Parlons peu, parlons bien : qu’ai-je pensé de l’histoire ?

Adeptes des intrigues complexes et fouillées, passez votre chemin ! En effet, ce livre est classé au rayon jeunesse, donc sa priorité n’est pas de vous expliquer les conditions qui ont mené à cette catastrophe naturelle. Il n’y a aucun éclaircissement scientifique – d’ailleurs Gary se fiche totalement de savoir pourquoi son monde est sur le point de s’effondrer, ni comment les gens vivaient auparavant. Ses préoccupations sont tout bonnement celles d’un adolescent de 15 ans.

Toutefois, cela n’est pas un défaut à mes yeux. Quand je me lance dans une lecture jeunesse, je sais d’avance que le scénario sera plus « léger ». Mais attention, cela ne signifie pas pour autant qu’il doit être stéréotypé et invraisemblable. Heureusement, ce n’est pas le cas dans Le pont des Oubliés. Et contrairement à d’autres lecteurs, je ne lui ai pas trouvé de longueurs excessives. C’est peut-être parce que je suis habituée aux démarrages plutôt lents, courants en fantasy adulte car il est important de poser les bases de l’univers avant d’entrer complètement dans le vif du sujet.

En outre, la plume – résultat d’un travail à quatre mains – est très visuelle, ce qui m’a permis d’imaginer chaque détail sans difficulté.

Quelques petites faiblesses se cachent dans l’intrigue

Bon, clairement, elles sont minimes, mais comme je suis une éternelle insatisfaite doublée d’une râleuse, je tenais quand même à vous en faire part. Seul problème : je ne peux pas vous dire quels raccourcis ont empruntés Romain Quirot et Antoine Jaunin au risque de vous spoiler, car ce sont des éléments-clefs de l’histoire. Mais rassurez-vous : on est loin des facilités dont usent certains auteurs pour faire progresser leurs personnages !

Toutefois, je l’admets, quelques rebondissements supplémentaires n’auraient pas été de trop. Surtout que la course fantôme annoncée dans le synopsis ne survient que très tard, passé la moitié du livre !

Gary « Cookie » (j’adore !)

Beaucoup ont déploré sa couardise, au début. Personnellement, ça m’a fait du bien d’avoir, pour une fois, un héros crédible. Avouez, la plupart du temps, les protagonistes centraux sont tous beaux, forts et téméraires au point de surmonter les épreuves qu’il rencontre en un tour de main.

Non, Gary n’est pas comme ça, et merci bien ! Il est au contraire terrifié à l’idée de se battre, de décevoir son père et ses amis, de prendre des décisions qui changeront radicalement son existence. Et qui ne se comporte pas comme ça dans la vraie vie ? Malgré cela, il grandit, apprend de ses erreurs et finit par oser certaines choses. J’ai donc trouvé son évolution cohérente et satisfaisante à bien des égards.

Quant aux autres personnages, ils m’ont tous plu dans l’ensemble, notamment Elliott et Dean, mais aucun ne s’est vraiment démarqué pour l’instant. J’espère m’attacher davantage à certains d’entre eux dans le prochain volet, car j’ai ressenti un manque de ce côté ; seul Gary a su m’attendrir, et heureusement en un sens !

Je vous donne rendez-vous en juin…

…pour dévorer le tome 2 ! J’ai un peu peur de ce qu’il me réserve, vu la fin du premier qui prenait une direction, non pas inattendue, mais loin des territoires que l’on connaît. Je n’en dirai pas plus pour ceux qui n’ont pas encore lu Le pont des Oubliés, mais j’ai hâte de connaître la suite.

Du même auteur

Gary Cook, tome 2 : La voix des étoiles, Romain Quirot et Antoine Jaunin