Editeur : Nathan
Date de sortie : 11 avril 2019
Genres : dystopie, uchronie (young adult)

Synopsis

Meurtrie, trahie, choquée, Abi a rejoint les rangs de la rébellion. Mais peut-elle encore croire à la paix ? Et si la violence était la seule arme à opposer à la tyrannie ?

Évadé de prison, Luke n’a pas d’autre choix que de s’allier à son ennemi, le mystérieux Silyen Jardine. Pour le meilleur ou pour le pire ?

Entre manipulations politiques et combats magiques, alors que le chaos menace, Abi, Luke et Silyen ont le pouvoir de transformer leur pays – ou de le détruire.

Critique

Un coup de coeur, encore un !

Comme prédit dans ma chronique du tome précédent, je me suis jetée sur ce dernier volet dès sa sortie, tant j’étais impatiente de découvrir le dénouement de cette trilogie hors du commun. Et, en dépit de mes attentes qui crevaient le plafond, ce fut l’une de mes meilleures lectures de l’année !

D’ailleurs, c’est assez exceptionnel pour être souligné : Les Puissants est l’une des rares sagas où chaque tome a été un immense coup de coeur !

Ces personnages qui m’ont fait vibrer !

Je l’ai déjà dit et le répète : ce qui fait le succès de cette série, outre son univers entre fantasy, uchronie et dystopie, ce sont ses personnages profondément humains, souvent retors, rarement compréhensifs.

Je pense que tous les lecteurs seront d’accord avec moi pour dire que c’est Silyen qui porte l’histoire à son apogée. Qui l’aurait cru ? Obnubilé par les possibilités qu’offre le Don, indifférent (ou presque) au sort des roturiers, il menait ses expériences sans se soucier de ce qui l’entourait. Néanmoins, les tensions politiques l’ont rattrapé, le monde réel également. Luke a su le toucher, comme personne avant lui.

L’évolution de ce dernier est tout aussi spectaculaire ! Sa force, il la tire des mauvais traitements qu’il a subis à Milmoor et Eilean Dòchais, contrairement à sa soeur, Abi, portée par la peur. La peur de voir ses proches mourir les uns après les autres. Chacun à leur manière, ils participent au combat pour leur liberté et celle de tout un peuple.

Encore une fois, je salue le talent de Vic James pour créer des personnages complexes et inoubliables. J’ignore comment elle parvient à développer leur psychologie, à traduire leurs motivations, à orchestrer leurs agissements, mais le résultat est époustouflant !

Mais qu’est-ce que le Don ?

C’est la question que se pose Silyen depuis le début ! Et les démonstrations de ce pouvoir, dont on a oublié les origines, sont de plus en plus courantes à l’heure où la rébellion s’intensifie. C’est d’ailleurs en partie pour cette raison qu’il décide de s’en mêler…

Je ne vous en dirai pas plus, mais sachez que ses recherches m’ont fascinée ! Les questions qu’il pose sont pertinentes, les réponses qu’il trouve tour à tour captivantes et effrayantes. Certes, il persiste des zones d’ombres, mais même le fils le plus Doué des Jardine ne peut prétendre tout savoir…

Un chef-d’oeuvre jusqu’à la dernière ligne

Dans Libres, il n’est plus temps de tergiverser. Les plans sont enfin planifiés, exécutés pour ensuite être déjoués. Une grand part est ainsi laissée à l’improvisation, et c’est aussi cela qui fait l’attrait de ce troisième volume, surtout en ce qui concerne Gavar.

Comme à son habitude, l’auteure joue brillamment avec nos nerfs. Chaque chapitre réserve des surprises, et celles-ci ne sont pas toujours bonnes. Une phrase, une seule, peut changer le cours des événements. Les derniers mots de cette trilogie en sont la preuve incontestable ! Vic James a en effet conclu son histoire de façon presque déroutante, et pourtant…

Cette fin m’a fait sourire, m’a rendue triste aussi, mais seulement parce que je ne souhaitais pas quitter ces personnages auxquels je me suis attachée. En vérité, cette fin, davantage tournée vers la suggestion que l’affirmation, est tout simplement parfaite !

Du même auteur

Les Puissants, tome 1 : Esclaves, Vic James
Les Puissants, tome 2 : Égaux, Vic James

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