Éditeur : J’ai lu
Date de sortie : 2 octobre 2019
Genres : dystopie, fantasy (young adult)

Synopsis

Dans le royaume de Cendrelune, les dieux épient les pensées des hommes, et leur Exécuteur, l’Ombre, veille à condamner tous ceux qui nourriraient des envies de rébellion.

Or, il semble que certaines failles existent. À l’âge de 17 ans, Céphise ne vit en effet que pour se venger. Depuis qu’on l’a amputée d’une partie d’elle-même et privée de sa famille, elle ne rêve plus que d’une chose : s’affranchir de la tyrannie du tout-puissant Orion, Dieu parmi les dieux. Et contre toute attente, il se pourrait qu’elle ne soit pas seule…

Critique

Un synopsis plein de promesses

J’ai découvert Georgia Caldera avec sa saga Les Larmes rouges et, malgré une romance beaucoup trop présente, j’en garde un bon souvenir. De ce fait, quand j’ai lu le synopsis des Brumes de Cendrelune, j’ai eu envie de renouer avec le style de l’auteure. J’ai donc profité de sa présence aux Halliennales de 2019, pour acheter mon exemplaire et le faire dédicacer :

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Le hic, c’est que je n’ai pas apprécié ce premier volet autant que je l’espérais. Je vous explique pourquoi juste après !

Un style qui n’échappe pas à certaines lourdeurs

Ma lecture des Larmes rouges datant de plusieurs années, j’avais oublié à quel point la plume de Georgia Caldera pouvait se révéler complexe. Alors, ne vous y trompez pas, elle écrit très bien. Néanmoins, le côté poétique est poussé à l’extrême dans Le Jardin des âmes, ce qui alourdit considérablement le texte. La majorité des phrases étaient longues et, surtout, comportaient trop d’adjectifs et d’adverbes, selon moi.

De plus, bien qu’elle aborde plusieurs points de vue à la première personne, l’auteure conserve exactement le même style pour chaque personnage. Ceci est particulièrement dommage, sachant que Céphise et Verlaine possèdent chacun leur personnalité.

L’originalité de l’univers est incontestable

Ce qui m’a tout d’abord attirée dans cette série, c’est l’univers présenté en quatrième de couverture. Et j’ai eu raison d’y croire ; Les Brumes de Cendrelune est un habile mélange de fantasy, de dystopie et de mythologique grecque auquel Georgia Caldera a ajouté une pointe de steampunk. Alors, c’est sûr, une telle association a de quoi décontenancer. Mais, croyez-moi, ça vaut le détour !

Un premier volet introductif

Passé la bonne surprise que constitue l’univers, j’ai trouvé que l’intrigue peinait à démarrer. Pourtant, le livre ne fait jamais que 348 pages…

Bon, je vous rassure, j’ai fini par déceler le potentiel de l’histoire, notamment grâce aux chapitres dédiés à Verlaine, mais celui-ci reste longtemps caché derrière des relations un brin trop… dramatiques ? Théâtrales ? Larmoyantes ? Choisissez l’adjectif qui vous convient le mieux. Vous l’aurez compris cependant, j’ai grincé des dents à de nombreuses reprises.

Des héros aux sentiments exacerbés

C’est ici que les choses se corsent. En effet, j’aurais pu passer outre le style de l’auteure si j’étais parvenue à m’attacher aux héros. Mais comment se prendre d’affection pour Céphise, cliché de la jeune fille torturée dont les multiples états d’âme demeurent au premier plan ? En fait, ce qui m’a le plus agacée, c’est son inconstance. Et oui, Céphise change d’avis comme de chemise ; un jour, elle est affligée, bien décidée à mettre fin à ses jours, tandis que le lendemain, elle se montre révoltée et prête à mener la guerre coûte que coûte. Un éternel recommencement ! J’ai rencontré le même problème avec Verlaine, même si ce dernier m’a paru plus intéressant.

Pour être tout à fait honnête à ce sujet, je pense qu’il n’était pas nécessaire de décrire leurs sentiments à chaque instant, comme une litanie sans cesse répétée.

Quant à la nature de leur relation… eh bien, je ne peux pas vous en dire plus malheureusement, mais sachez que l’addition de leurs défauts respectifs n’a rien arrangé. Comme j’ai soupiré face à leurs disputes puériles et à leurs réconciliations improbables !

Mais alors, j’ai détesté ma lecture ?!

Et non ! D’ailleurs, ma note le prouve, j’ai apprécié Le Jardin des âmes en dépit des bémols cités plus haut. Selon moi, il cache un réel potentiel. En vérité, si l’on fait abstraction du caractère insupportable des héros et du tumulte de leurs émotions, l’intrigue se dévoile à nous. Et c’est tout bonnement passionnant !

Bref, j’ai envie de connaître la suite, de savoir comment Céphise et Verlaine s’en sortiront dans ce monde dominé par des dieux tyranniques. Je me tiens donc prête pour le deuxième tome !