Editeur : Plume Blanche
Date de sortie : 8 novembre 2015
Genre : dystopie

Synopsis

An 250 après la IVème guerre mondiale.

Seules quelques grandes villes parviennent à subsister et leurs populations à survivre grâce aux coupoles qui les protègent du monde extérieur. Chaque année, le Nouvel Ordre Mondial détermine l’avenir des jeunes de seize ans. Et chaque année, certains d’entre eux disparaissent.

On les appelle les Oubliés.

Critique

Sur un coup de tête

J’ai découvert cet ouvrage, comme bien d’autres d’ailleurs, à l’occasion du salon du livre Les Halliennales 2015. Alors que mon budget était relativement serré et qu’il ne me restait plus de quoi acheter qu’un seul ouvrage, mon choix s’est porté sur Les Oubliés – au détriment de Noire Neige de Nicolas Skimmer qui me tentait également. La question est maintenant de savoir si je le regrette ou non…

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En vérité, je suis plus que mitigée. Moi qui suis une grande fan de dystopie, j’étais plus qu’emballée à la lecture de la quatrième de couverture et ce, malgré le fait que je ne disposais que de très peu d’informations sur le récit.

J’ai cependant bien vite déchanté…

Un style qui demande à être perfectionné

Attaquons cette critique par la plume de Léna Jomahé, que je trouve un brin enfantine, voire parfois mielleuse – à croire qu’elle vit dans le monde des Bisounours ou dans La petite maison dans la prairie ! Pire encore, son style manque de nuances. Par exemple, entre colère et joie, il existe une multitude de stades émotionnels, et j’ai parfois eu l’impression que les personnages n’en expérimentaient que les extrêmes. Eléa en est d’ailleurs le parfait exemple.

L’auteure a, en outre, souhaité aborder le point de vue personnel de deux personnages (Eléa et Clara), ce qui paraissait être une bonne idée. Mais les choses ont mal tourné :  leurs visions se ressemblent trop et on éprouve des difficultés à faire la différence entre les deux jeunes filles, comme si elles n’étaient, en fin de compte, qu’une seule et même personne !

Une histoire d’amour peu convaincante avant tout

Me faisant violence, j’ai bien vite oublié les petits désagréments cités plus haut, afin de découvrir les premières péripéties d’Eléa. Et bien évidemment, je n’ai pu m’empêcher de tiquer en trouvant des similitudes avec une célèbre trilogie dystopique adaptée à l’écran, dont je ne citerai pas le nom – à 16 ans, une jeune fille doit subir des tests afin de déterminer quel sera son avenir, sérieusement, cela ne vous rappelle rien ? Mais là encore, j’ai choisi de fermer les yeux, entraînée malgré moi par cet univers étrange dans lequel la population vit enfermée sous des coupoles soi-disant purificatrices…

Les Oubliés m’intriguaient, c’est vrai, je l’admets ! Et ce fut justement cette curiosité qui m’amena à persévérer, même si ma patience fut mise à rude épreuve, lorsque j’en vins à la rencontre d’Eléa et Gabriel.

Bon sang, était-il vraiment nécessaire d’en faire le cliché parfait des amoureux transis ? J’ai d’ailleurs eu l’impression qu’ils passaient leur temps à se bécoter, sans que cela n’apporte quoi que ce soit à l’histoire ! Si j’ai donc un souhait pour la suite, c’est bien celui-là : que l’auteure cesse de mettre cet amour totalement utopique – sérieusement, y a-t-il vraiment des couples identiques, dans la réalité ? – en avant-plan ! Car c’est bien cet aspect de l’histoire qui a failli me lasser

J’ai cependant poursuivi ma lecture, en n’accordant qu’un coup d’œil blasé aux scènes amoureuses qui, toutes, se ressemblaient ! J’ai alors constaté que Léna Jomahé s’encombrait de détails inutiles – nul besoin de préciser que chaque jour, Eléa passe par la salle de bains, par exemple –, ce qui alourdissait quelque peu le récit.

Une note positive

Mais alors, après toutes ces critiques, pourquoi accorder la moyenne à ce livre, me direz-vous ? Eh bien, tout simplement parce que la trame de fond est excellente ! Le concept même des Oubliés, ce monde nouveau confiné malgré lui et la découverte de mensonges à l’échelle internationale m’ont encouragée à poursuivre et, en définitive, à terminer cet ouvrage !

Pour autant, il faut bien avouer que l’histoire manque un peu de crédibilité – qui engagerait une ado de 16 ans pour une action militaire, alors que des soldats entraînés sont déjà sur le terrain ? –, mais on se laisse finalement prendre au jeu.

Soyons clairs toutefois, j’attends le second tome au tournant !

Du même auteur

Les Oubliés, tome 2 : Jour un, Léna Jomahé

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