Éditeur : Scrineo
Date de sortie : 1er octobre 2020
Genre : fantasy, aventures (jeunesse)

Synopsis

La vie n’est pas toujours facile pour Maël et Astrid au collège. Heureusement ils peuvent s’échapper pendant les vacances, en naviguant sur l’océan. Mais l’une de leurs sorties en mer va les entraîner beaucoup plus loin qu’ils ne l’auraient imaginé…

Prisonniers à bord d’un navire viking, un bateau maudit condamné à errer sur les flots pour l’éternité, ils vont devoir lever la malédiction qui frappe la mer des neuf mondes, pour espérer rentrer chez eux.

Aventures, mythes et légendes nordiques, embarquez avec Astrid et Maël sur le drakkar éternel !

Critique

Mon premier Estelle Faye

Alors que Les Seigneurs de Bohen et Un Éclat de givre attendent bien sagement dans ma PAL depuis plus d’un an, voilà que les éditions Scrineo me proposent un roman jeunesse basé sur la mythologie nordique de la même auteure. Ai-je craqué ? Oui, bien sûr ! Comment résister à de folles aventures en compagnie de Vikings sur un drakkar maudit ?

Un grand merci à la maison d’édition pour l’envoi !

Un prologue aussi émouvant qu’énigmatique

Jeune collégien, Maël prend la parole afin de nous raconter son histoire hors du commun. Mais, en vérité, celle-ci est déjà terminée alors qu’il nous offre ses premiers mots, dans le prologue. En effet, Maël se remémore pour ne pas oublier Astrid, sa meilleure amie.

Vous l’aurez donc compris, Estelle Faye remonte le temps à travers son héros. Et je dois avouer que cette mise en bouche m’a complètement emportée. Je n’avais qu’une envie : découvrir ce qui était arrivé à Astrid.

Moult péripéties à bord d’un drakkar – pardon un langskip

Le Drakkar éternel est avant tout un concentré d’aventures, et c’est pour cette raison qu’il plaira certainement aux plus jeunes. En tant qu’adulte cependant, je n’y ai pas trouvé tout ce que je recherchais. Pour commencer, le rythme du récit est particulièrement soutenu, tant et si bien que l’on en perd un peu l’essence. De même, le scénario s’est révélé très linéaire, voire simplet par moments. J’aurais donc préféré une intrigue plus creusée et qui prend davantage son temps.

En revanche, j’adresse un grand bravo à Estelle Faye pour la manière dont elle a traité le harcèlement scolaire, thématique qui vient se greffer à l’histoire de manière très naturelle. C’est un très beau message qu’elle transmet aux adolescents. Elle leur offre même la solution : parler ! Refuser de se taire et dénoncer avant que le pire ne survienne.

Vous avez dit mythologie nordique ?

Odin, Loki, Fenrir : ces noms vous sont familiers, n’est-ce pas ? Et oui, l’auteure s’est complètement réappropriée les mythes nordiques que j’affectionne tout particulièrement. D’ailleurs, pour être honnête avec vous, je ne pensais pas que 227 pages suffiraient à en faire le tour, mais force est de constater qu’Estelle Faye a relevé le défi. Peut-être était-ce trop finalement…

Encore une fois, je rejoins le point précédent, car j’ai eu l’impression de crouler sous les références. Toutefois, cela ne gâche en rien le déroulement de l’histoire, riche en anecdotes et répliques bien senties. J’ai souri à plusieurs reprises !

Au sujet des personnages

Comme le roman est avant tout porté sur l’action, les personnages souffrent eux aussi d’un manque de profondeur, excepté Maël peut-être. C’est évidemment le protagoniste dont on se sent le plus proche, puisqu’il est le narrateur. Sa sensibilité et son amitié pour Astrid m’ont véritablement touchée. L’auteure a utilisé les bons mots pour transmettre ses émotions, ses doutes, ses peurs.

Quant aux autres, eh bien… Astrid est une petite fille très courageuse. N’importe quel adolescent rêverait de l’avoir pour meilleure amie, et Maël en a bien conscience. Bref, les liens qui unissent ces deux-là sont probablement la plus grande force de ce one-shot !

Ah et n’oublions pas les Vikings. Enfin, surtout Leifr, le barde, dont le rôle central m’a beaucoup plu. Pour le reste, il s’agit surtout de figurants, de créatures à peine nommées et de dieux brièvement croisés au détour d’une quête. Dommage, mais pas bien grave !