Éditeur : Rageot
Date de sortie : 15 mai 2019
Genres : fantasy (aventures), steampunk (jeunesse)

Synopsis

Grise et Cyrus sont élèves à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent, ils doivent fuir ensemble et chercher refuge dans les Rets, sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins.  S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont d’autre choix que de faire alliance…

Critique

Des débuts un peu longs ? Juste une impression, peut-être !

En quête d’une lecture dynamique, je me suis naturellement tournée vers Engrenages et sortilèges. Et ça démarre fort, puisque nos héros échappent in extremis à un enlèvement parfaitement orchestré… ou presque.

Le hic, c’est que le rythme ralentit considérablement par la suite. L’auteur a en effet choisi de cacher les raisons de ce kidnapping pour s’intéresser davantage à l’évolution de ses personnages, tant dans leur domaine respectif que dans leur cheminement intérieur. Or, j’avais envie d’action, de rebondissements, d’aventures palpitantes ! J’ai donc trouvé que l’histoire tardait un peu à se lancer, mais rien de bien grave, rassurez-vous.

On a frôlé la catastrophe concernant la romance…

Vraiment, j’ai eu peur. Dans la première partie du livre, Adrien Tomas tombe carrément dans le cliché des sentiments naissants chez les ados. Et c’était franchement niais ! Heureusement, l’histoire d’amour passe complètement au second plan par la suite et, lors des rares moments où elle ressurgit, elle se veut beaucoup plus subtile. Ouf !

Bonne nouvelle, j’en ai fini avec les bémols !

On peut donc dire qu’Engrenages et sortilèges est une réussite pour moi. Attention, néanmoins : pour ceux qui chercheraient un livre à suspense, passez votre chemin, car le scénario est un brin prévisible. Pour autant, cela n’a pas terni mon plaisir de lecture ; j’ai adoré voir les événements prendre forme, puis se dérouler comme je l’avais imaginé.

En vérité, l’auteur maîtrise parfaitement son récit ; il amorce certains rebondissements, nous offre des indices, non pas pour nous tromper, mais bien pour nous donner envie de tourner la page. Et ça fonctionne !

Ajoutez à cela un univers où technologie et magie se côtoient quotidiennement, et vous obtenez la touche d’originalité qui manquait.

Une mécanicienne talentueuse, un magicien un brin insolent et…

…un chat qui parle, j’ai nommé Quint, mon personnage préféré !

Plus sérieusement, j’ai apprécié les deux héros de l’histoire, Grise et Cyrus. Ou, plutôt, j’ai appris à les apprécier, car au début ils sont un chouïa clichés ; la surdouée et l’étudiant populaire qui aime l’humilier en public, était-ce vraiment nécessaire  ?

Par chance, Adrien Tomas creuse davantage leur personnalité, les dote de véritables qualités. Alors, c’est sûr, ils ne tardent pas à ouvrir les yeux sur leur statut de privilégiés. Mais si cette évolution était attendue, elle n’en demeurait pas moins incontournable pour le lecteur.

Un final épique !

Arrivée au dernier tiers du livre, impossible de le lâcher ! Je l’ai terminé d’une traite, tant j’étais prise dans ma lecture. Qu’on s’entende bien : le suspense n’était pas insoutenable, comme je l’ai déjà souligné, mais cela n’a pas gâché ma joie de découvrir le dénouement.

Du même auteur

La geste du sixième royaume, Adrien Tomas
Zoomancie, Adrien Tomas